Avec les vacances d’été, les vacances de Noël figurent parmi les vacances préférées des enfants. En effet, les fêtes de fins d’année, les cadeaux, la neige, les chocolats chauds sous la couette séduisent nos têtes blondes. Toutefois une ombre peut parfois venir ternir leur tableau : l’arrivée du premier bulletin de notes. Les examens sont passés, et le mois de décembre marque l’arrivée des premières notes et appréciations des professeurs dans le fameux bulletin scolaire. Mais que faire quand celui-ci est moyen ? Quelles sont les réactions et les méthodes à adopter pour aider son enfant ?

Tout d’abord, un mauvais bulletin n’est pas une fatalité en soi. Le plus important reste de comprendre d’où vient ce pseudo-échec et d’en tirer, ensemble, des leçons pour la suite de la scolarité. Ainsi, il va falloir se questionner : est-ce dû à un problème de compréhension, de concentration ou tout simplement à un manque de travail ? Le contexte dans lequel arrive ce « mauvais » bulletin est important à analyser. Un déménagement, une naissance, un décès ou bien un divorce peuvent avoir bousculé la vie de votre enfant. Enfin, surveillez son état de santé physique et psychologique : une longue convalescence, une forte croissance, une rupture sentimentale ont pu le rendre moins disponible et concentré pour travailler. Acceptables ou non, il existe des raisons à ces résultants décevants. Un enfant anxieux peut, par exemple, perdre ses moyens lors d’une épreuve ou être mal à l’aise face à un professeur. Pour ça, l’unique solution reste le dialogue ! En effet, communiquer avec son enfant est primordial. Il ne faut absolument pas que sa scolarité soit synonyme de tabou ou de sujet angoissant. Votre enfant doit pouvoir vous parler librement de ses problèmes scolaires sans avoir peur des représailles : « C’est un cercle vicieux. Si le bulletin est source d’appréhension chez les parents, les enfants vont à leur tour angoisser et être contre-productifs sur les bancs de la classe… », explique Béatrice Copper-Royer, psychologue spécialiste de l’enfance et de l’adolescence. La communication est donc indispensable pour relativiser les notes sur le bulletin scolaire.

Ensuite, il va falloir remonter le moral de votre enfant car même s’il ne le montre pas, il est le premier déçu de ses résultats : « Au collège et au lycée, on doute de tout, et surtout de soi », expliquent les spécialistes. Veillez à ce que votre enfant garde la motivation pour le second trimestre. Pour ce faire, intéressez-vous à son travail et encouragez-le. Posez-lui des questions sur sa journée, sur ses relations avec ses camarades. Si le temps vous le permet, proposez-lui votre aide pour ses devoirs. Votre priorité pour la suite est un suivi assidu des progrès et des difficultés rencontrées par votre enfant. Un rendez-vous avec ses professeurs peut être envisagé : « L’association de tous les points de vue permet souvent de trouver la meilleure solution ». Ils pourront vous aider et vous conseiller sur la manière d’aider votre enfant, et vous donner plus d’explications sur son comportement à l’école. Si cela est nécessaire, ils pourront vous envoyer consulter un spécialiste ou l’inscrire à des cours de soutien scolaire pour une remise à niveau.

Surveiller son rythme de vie est aussi très important. En effet, l’alimentation ou encore le sommeil sont des facteurs clés pour bien réussir ses études. Essayez au maximum de le tenir éloigné de toute source de distraction possible lors de ses devoirs. Attention à ne pas le forcer, votre enfant doit avant tout comprendre qu’il travaille pour lui, pour son avenir et non pour vous faire plaisir. Toutefois, n’hésitez pas à montrer votre joie à chaque amélioration. Tous les spécialistes s’accordent à dire que les récompenses monétisées sont à proscrire. En revanche, vous pouvez le recadrer, sans hurlement, si vous sentez qu’il ne prête pas assez attention à son travail scolaire. Des punitions peuvent être envisagées comme une sortie annulée, sans pour autant le priver de cadeau de Noël ce qu’il l’humilierait encore plus.

Enfin, après la révélation du bulletin, laissez-le souffler, et ne le harcelez pas tous les jours en lui rappelant ses mauvais résultats. Une période décompression est nécessaire, afin que votre enfant puisse assimiler et retirer quelque chose de cet échec. Les vacances sont faites pour se reposer, et mettre en pause quelque temps sa vie scolaire. Après les vacances, il sera temps de mettre en œuvre ces nouvelles méthodes de travail. Mais pendant ce temps profitez de la magie de Noël, sans professeurs ni examens, et laissez-le repartir à l’école en janvier avec de bonnes résolutions !

Élisa Casson

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