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Les 4 scénarios, de l’adieu virus à l’apocalypse

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Le Comité scientifique du Président éclaire ses choix et ses anticipations de façon remarquable !

Olivier Magnan, rédacteur en chef

Je serais le président de la République, bien décidé à m’appuyer sur des avis scientifiques délivrés par un aréopage de savant.es, je serais pour le moins perplexe à la lecture de leurs recommandations.

Car quoi ? Je demande au professeur Delfraissy et à ses acolytes – huit hommes et deux femmes – de « préparer et d’anticiper les mesures à mettre en place » afin « d’éviter une reprise brutale de l’épidémie nécessitant un nouveau confinement. » Voilà ces bonnes âmes qui opinent en préface de leur septième avis « qu’un nouveau confinement généralisé n’est pas souhaitable ni probablement acceptable considérant les enjeux sanitaires, sociaux et économiques. Il est donc essentiel de tout faire pour éviter une telle situation d’échec ». Non ? Croyez-vous ? Vraiment ? En tout cas, merci, je n’avais pas pensé qu’un reconfinement serait catastrophique. Alors quel scénario me suggérez-vous pour l’éviter, en phase 3 ? Et me voilà dans la tête d’Emmanuel Macron plongé dans l’avis des médecins. En substance :

Eh bien, nous y sommes, parfait, le plan se déroule et je libéralise comme prévu au 22 juin. Et je garde Édouard Philippe.

Ah mais que vois-je, « mes » scientifiques en rajoutent…

Mince, que lis-je ? Un troisième scénario :

Ne me dites pas que mes scientifiques adorés m’ont pondu une quatrième possibilité ? Si, ils ont osé !

Mais voyons… Si je comprends bien, je demande à des experts de me débroussailler le terrain. De m’éclairer sur le parcours à tenir. Et je me retrouve avec toutes les possibilités ! La belle affaire ! Ah, c’est sûr, dans tous les cas de figure, mes 10 experts sont couvert.es : « On vous l’avait dit, c’était le scénario 4, on l’avait prévu… »

Avec des prospectivistes pareils, me voilà bien avancé. Allez, ouste, retournez dans vos hôpitaux, j’appelle Raoult. Lui au moins s’en tient au scénario 0 : l’épidémie est une affaire classée. Ça, ça me plaît bien…

Olivier Magnan, rédacteur en chef

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