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Un verre d’eau, un dernier câlin, encore un pipi… Les enfants usent de toutes les excuses pour retarder au maximum l’heure pour aller dormir. Une situation qui entraîne souvent un coucher tardif et sous tension. Quelques conseils pour remédier à cette situation et aider son enfant à tomber le plus vite possible dans les bras de Morphée.

« Les dents, pipi et au lit ! » Si seulement le rituel du coucher du soir pouvait être aussi facile à mettre en place. Mais la réalité est tout autre. « J’ai soif » ; « Il y a quelque chose sous mon lit » ; « Maman, Papa, je veux un autre câlin » ; « Peux-tu me border », etc. Ah, les enfants maîtrisent à la perfection l’art subtil de retarder l’heure du coucher. Une comédie nocturne qui porte communément le nom du « syndrome du rappel » et qui commence dès l’âge de deux ans et peut durer jusqu’à six ans (voire plus). Selon les psychologues, ces rappels nocturnes pourraient être expliqués par les peurs, le besoin d’être sécurisé ou tout simplement une affirmation de soi. Plusieurs préconisations peuvent être mises en place avant le coucher, afin d’amener l’enfant à l’endormissement et éviter que l’enfant ne retarde l’heure pour aller dormir.

Le rituel du coucher ne devrait pas
dépasser une demi-heure

ÉCOUTER SON ENFANT ET RESPECTER LA ROUTINE DU SOIR

Dans un premier temps, il est nécessaire de s’adapter à son rythme. L’erreur serait de vouloir à tout prix coucher son enfant à 20 heures alors que ce n’est pas son rythme. Parfois, décaler ou bien avancer l’heure du coucher d’une demi-heure permet de faciliter l’endormissement. C’est pour cela que les spécialistes de l’enfance préconisent de faire attention aux signaux de fatigue des enfants.

Il convient également de structurer au maximum la routine du soir et du coucher, afin de ne pas se laisser déborder. Une demi-heure avant de mettre les pyjamas, il est judicieux de faire des jeux calmes pour faire redescendre l’excitation de la journée. Brossage des dents, une petite histoire avant de dormir, un câlin… Et si les choses n’avancent pas, il ne faut pas hésiter à se servir d’outils qui peuvent aider justement à bien cadrer cette routine du soir mais aussi pour accélérer la manoeuvre : un sablier pour le brossage des dents, éteindre la lumière dans la chambre et y mettre un éclairage plus doux (par exemple une veilleuse ou une guirlande lumineuse tamisée) qui signalera à l’enfant que c’est la dernière phase de la journée…

À noter, le rituel du coucher ne devrait pas dépasser une demi-heure. C’est la durée idéale pour que l’enfant puisse petit à petit se préparer mentalement à s’endormir. Il permet de créer un espace sûr, donne à l’enfant des bases nécessaires pour se calmer et s’endormir seul. La clé de cette routine est donc la sécurisation de l’enfant. À l’inverse, un rituel excessivement long peut provoquer de l’agitation ou du stress plutôt que de la tranquillité. Et bien sûr, il faut rester zen et savoir garder son calme face à la lenteur de l’enfant ou sa mauvaise volonté car rappelons-le : nos bambins ressentent le stress et les tensions ! Jamais bon pour qu’il s’endorme plus vite…

ANNA GUIBORAT

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