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Dans l’univers des pédagogies alternatives, la Fédération des écoles Steiner-Waldorf rassemble une vingtaine d’établissements en France, de la crèche au lycée, portés par des parents qui cherchent une autre école pour les enfants, un nouveau style d’enseignement.
Éduquer pour la liberté. C’est l’engagement de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf depuis 1946 en France. L’Allemagne reste aujourd’hui le pays où la pédagogie est plus présente, avec plus de 800 établissements : en 2018, 1 enfant scolarisé sur 100 était élève d’une école Steiner-Waldorf.
UN MODÈLE ASSOCIATIF, UNE PÉDAGOGIE GLOBALE
Née de l’initiative de parents désireux d’offrir une alternative à l’école traditionnelle, la Fédération des écoles Steiner-Waldorf compte aujourd’hui plusieurs établissements en France, de la maternelle au lycée. « Notre mission principale est d’accompagner les écoles, et de garantir qu’elles respectent les exigences réglementaires, tout en préservant leur liberté pédagogique. », résume Pascale Xheneumont, porte-parole de la Fédération. Au coeur de ce projet, une conviction : l’éducation ne doit pas se cantonner à l’apprentissage par coeur de connaissances. Elle doit viser un développement plus global et polyvalent, touchant tant à l’intellectuel qu’au manuel et à l’art. « Nous partons des besoins spécifiques de l’enfant, avec la volonté de l’aider à trouver sa voie et à s’insérer dans la société. Chaque élève a quelque chose d’unique à apporter, et nous cherchons à faire émerger toutes ses potentialités. » Dans ces établissements, l’apprentissage est le fruit d’une expérience : « les enfants expérimentent, que ce soit en sciences, en menuiserie ou encore en tricot, puis ils formalisent et comprennent. Cette pédagogie holistique valorise autant le côté intellectuel que pratique ou artistique », assure la porte-parole de la Fédération.
UNE OUVERTURE SUR LE MONDE ET LE NUMÉRIQUE
La Fédération veille à la conformité de ses écoles, mais aussi à leur capacité d’innovation. Les écoles Waldorf françaises entretiennent des liens étroits avec leurs homologues à l’international, notamment en Allemagne. Cette ouverture se prolonge aujourd’hui avec le projet Hermmes (hermmes.eu), porté au niveau européen. Hermmes propose une approche originale du numérique à l’école : il s’agit de sensibiliser dès le plus jeune âge aux outils digitaux, sans imposer l’écran trop tôt. Les enfants découvrent, par l’expérience et le jeu, les principes des algorithmes et de l’intelligence artificielle (IA), avant d’utiliser concrètement l’ordinateur. « Nous veillons à introduire ces notions au bon moment, pour ne pas déconnecter l’enfant de la réalité ou de son environnement. C’est une manière d’aborder le numérique avec maturité, en respectant le rythme de chaque élève. » Dans un contexte où l’école traditionnelle interroge de plus en plus de familles, la Fédération Steiner-Waldorf poursuit son chemin, fidèle à ses valeurs : « notre ambition est de faire de l’école un lieu de joie, d’autonomie, de respect du monde et des autres, où chaque enfant découvre sa voie avec confiance », conclut Pascale Xheneumont. L’enseignement alternatif est-il la solution aux reproches formulés à l’encontre de l’école traditionnelle ?
MEHDI ARRAIS

































