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C’est LA question que l’on pose à tous les enfants : et toi, tu veux faire quoi plus tard ? À l’ère du tout-numérique, de l’IA et des réseaux sociaux… Nos petits répondent-ils si différemment que leurs ainés ? Gare aux clichés !
Les ados d’aujourd’hui veulent-ils tous devenir influenceurs, une belle manière
de convertir leur passion précoce pour les réseaux sociaux (et notamment TikTok) ? Il y a les idées reçues et la réalité. Car oui, d’après un sondage Odoxa pour Acadomia révélé par RTL en 2024, seuls 2 % des jeunes âgés de 11 à 17 ans interrogés répondent vouloir devenir influenceurs ! Le rêve de devenir influenceur n’arrive donc qu’en 11e position.
Les métiers scientifiques ont toujours la cote
Quand on demande aux ados ce qu’ils veulent faire plus tard, les carrières scientifiques semblent se démarquer. Toujours selon la même étude, le métier de vétérinaire arrive en tête, avec 8 % des réponses… Devant médecin (6 %) et ingénieur (5 %). L’engagement et la rigueur priment, de quoi faire tomber nombre de clichés sur les nouvelles générations. Si l’on observe uniquement les choix des filles interrogées, les réponses s’orientent principalement vers le soin et la transmission : vétérinaire, médecin et institutrice se démarquent ! Du côté des garçons en revanche, le sport et la technique prennent le dessus quant à leurs aspirations. En outre ingénieur, footballeur et médecin arrivent en tête des réponses récoltées. « Le besoin de s’identifier à un héros, un être exceptionnel, demeure, mais ce héros évolue au fil des générations. Ainsi, le footballeur a remplacé le soldat, le pompier ou le policier, dans le cœur des garçons », précise Patrice Huerre, psychiatre, pour Psychologies magazine. Dans tous les cas, les écarts de réponses entre filles et garçons peuvent résulter d’une socialisation différentielle (un processus d’acquisition de normes et valeurs qui varie en fonction de variables, ici en l’occurrence le genre*)
Un besoin d’aspirations
Évidemment tous les enfants n’exerceront pas forcément le métier tant rêvé. En 2018 par exemple Qapa, l’agence d’intérim, avait interrogé en ligne plus de 4,5 millions de candidats afin d’identifier leurs rêves professionnels d’enfant et constater s’ils les avaient ou non réalisés à l’âge adulte. Dans le sondage, 22 % des Français voulaient devenir artistes, or seulement 1 % des sondés a été au bout du rêve consistant à travailler dans les métiers du spectacle ou des arts. Les aspirations évoluent. Et ce n’est pas grave : ces rêves représentent « une étape dans la construction identitaire de l’enfant ; ils sont un élément de réponse à la question ‘’qui suis-je ?’’ », souligne Patrice Huerre. Et vous, quel était le métier dont vous rêviez étant enfant ?
*Véronique Rouyer, Yoan Mieyaa et Alexis le Blanc, « Socialisation de genre et construction des identités sexuées », Revue française de pédagogie
GEOFFREY WETZEL



































