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Fatigue, découragement, incompréhension… Ces signaux sont parfois les premiers indices d’un besoin d’accompagnement scolaire. Conseils pour distinguer un simple passage à vide d’une vraie difficulté.

Le retour à l’école vient à peine de commencer, et déjà les premières inquiétudes pointent quant à la réussite de son enfant : « Va-t-il continuer à suivre le rythme cette année ? Les devoirs vont-ils encore tourner au cauchemar ? Faut-il envisager un soutien scolaire ? » Il est vrai que les premières semaines de classe sont souvent révélatrices. Mais faut-il pour autant s’alarmer tout de suite ?

 

Distinguer le passage difficile du problème installé

« Il faut laisser du temps à l’enfant. Il doit découvrir ses nouveaux enseignants et s’adapter à leur méthode qui peut être différente de celle qu’il a connue jusqu’ici », prévient Paul, professeur d’histoire-géographie au collège et lycée à Paris. Une baisse de motivation ou des devoirs bâclés ne sont pas toujours le signe d’un problème profond. Parfois, il suffit de quelques jours pour que tout rentre dans l’ordre. La première étape est d’en parler avec l’enseignant. « Il est bon de se rapprocher du professeur principal qui pourra dresser les points forts mais aussi les difficultés de l’enfant dans diverses matières. C’est souvent plus rapide que d’aller discuter avec chaque professeur », conseille Paul. Ainsi, il sera possible d’avoir un éclairage objectif sur le niveau de son enfant, ses points forts, ses fragilités, et sur la manière dont il s’intègre dans la classe.

Soutien scolaire ne veut pas dire échec

Si les difficultés sont confirmées, plusieurs options existent. Selon la situation, différents types de soutien peuvent être envisagés : études (que l’on appelle aussi devoirs faits au collège) car il est parfois plus facile de faire ses devoirs à l’école avec un professeur que chez soi, aide aux devoirs à la maison ou via des associations locales, soutien scolaire personnalisé avec un professionnel ou bien un accompagnement scolaire en ligne, souple et adapté au rythme de l’enfant… « Mais attention, il ne s’agit pas d’une solution miracle, prévient Paul. Parfois les professeurs peuvent conseiller quelques livres ou cahiers de révisions qui, à eux seuls, pourront donner un coup de boost à l’enfant. » L’essentiel ? Choisir une aide adaptée, sans surcharger le collégien. En ce sens, Paul conseille d’éviter de faire appel aux étudiants en licence car ils manquent souvent de pédagogie, pour plutôt se tourner vers les professeurs du primaire qui sont multifonctionnels et connaissent aussi bien le programme du collège. « Le soutien scolaire ne doit pas non plus être perçu par l’enfant comme une continuité de l’école car il risque de se braquer », prévient Paul. Il est d’ailleurs important de présenter cette solution au jeune non pas comme une punition mais comme un coup de pouce. Solliciter un soutien ne veut pas dire « déclarer forfait », au contraire, l’idée étant de redonner à l’enfant confiance en lui, voire même le goût pour une matière qu’il n’aimait pas jusqu’ici.

ANNA GUIBORAT

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