Devoirs scolaires : conseils et tuyaux pour éviter le cauchemar quotidien

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Les devoirs à la maison s’accompagnent souvent de tensions entre parents et enfants. Reproches, pleurs, disputes… Comment s’y prendre pour aider son enfant et éviter que les devoirs ne tournent au conflit ?

Parfois l’enfant ne comprend rien à son cours, mélange tout, rêvasse, cache les devoirs à faire, se bloque, fond en larmes, etc. Les parents, de leur côté, sont fatigués comme l’enfant en fin de journée. Ils sont donc parfois impatients. Le ton risque de monter vite et tout le monde explose. Quelques précautions vont éviter ces crises ou aider à mieux en sortir.

Cadrer les devoirs et le temps de travail

Dès l’entrée en école primaire, il est important de ritualiser les devoirs, d’installer ce moment dans la journée à des heures précises. Par exemple après le goûter, quand l’enfant se sera reposé un peu. Il ne faut pas oublier de créer un univers propice au travail : aucun bruit perturbateur, bureau rangé, tous les outils nécessaires à portée de main (dictionnaire, manuels, feuilles, cahier de brouillon, trousse…). Sans oublier un bon éclairage…

Puis il convient d’aider l’enfant à s’organiser dans la durée. Poser devant lui une montre, arbitre du temps écoulé/restant. Bien sûr, le temps de travail doit être adapté aux capacités de chacun. « Il faut compter entre 15 et 30 minutes de travail en primaire. Une vraie présence des parents est nécessaire à ce moment. Dès le CM1-CM2, il faut préparer l’entrée au collège et donc favoriser l’autonomie de l’enfant. Au collège, il faut compter environ 45 minutes pour les devoirs. Ce temps augmente au fur et à mesure de la scolarité et des besoins de l’enfant », constate Nathalie Colombier, directrice produit, éducation et innovation chez Maxicours. « Les professeur·es, dit-elle, s’accordent à dire que dès la 5e, le jeune doit être autonome. Mais il est tout à fait possible de l’aider si besoin. Quant aux lycéens, ils passent souvent beaucoup de temps à réviser. » Mais toutes ces règles dépendent bien évidemment des enfants et de leur degré de maturité. Certains seront capables de travailler seul·es dès le CE2, d’autres auront besoin d’un accompagnement jusqu’à la fac.

Et quand ça barde ?

Si l’enfant fait preuve de mauvaise volonté ou se décourage rapidement, il faut en chercher les raisons : fatigue, contexte ou environnement inadapté, manque de concentration, perte de l’estime de soi… Il vaut mieux en parler avec ses professeur·es et faire avec eux·elles le point sur les faiblesses et les points forts de l’élève, sans oublier de valoriser les efforts de chacun·e.

« On a presque tous une idée de comment on doit enseigner, mais ce n’est pas inné. Il ne faut pas hésiter à utiliser des méthodes variées. Par exemple, jouer au questionnement : prendre le cours et demander à l’enfant de l’expliquer avec ses mots. Et faire l’inverse, le laisser poser des questions. Cet exercice oblige à prendre du recul et à tirer du cours les éléments essentiels », conseille Nathalie Colombier. Et pourquoi ne pas essayer de faire les devoirs de manière ludique en utilisant des applications comme StudyQuizz, Studytracks ou encore Mobibrevet ? Si malgré tout l’enfant n’arrive pas à boucler ses devoirs et bloque sur une leçon, il est préférable de fermer les cahiers et de passer à une autre activité en prévoyant de s’y mettre plus tard. L’acharnement aura tendance à faire du rituel instauré une corvée.

Ne pas avoir peur de se faire aider

Aider à faire les devoirs véhicule parfois trop d’affect et trop d’émotions de la part des parents. Pour éviter les tensions inutiles, il vaut mieux passer le relais à un·e professionnel·e. Les organismes privés, tels qu’AdmiCours, Supadom, Atout SUP ou encore Anacours restent les moyens les plus sûrs et parfois plus efficaces que tous les autres. Ils proposent des cours à domicile et à distance ou encore des stages de soutien scolaire en groupe.

Cours en ligne, fiches, exercices interactifs conformes aux programmes officiels… Ces organismes accompagnent les jeunes de la CP à la Terminale. Plus de cris, pleurs, punitions, menaces, bouderies ou des cahiers qui volent à travers la pièce ! Mais attention, il faut tout de même continuer à contrôler les cahiers de son enfant, vérifier ce qui n’est pas compris et ce qui est su. L’enfant ne doit pas croire que ses parents se désintéressent de sa scolarité.

Anna Guiborat

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