L’humour

Rappelez-vous que sa plus grande crainte et d’être jugé ou catalogué. Alors ne l’insultez pas et choisissez plutôt des mots neutres. Par exemple : « Je n’aime pas vraiment ta tenue, elle ne te valorise pas, elle donne une drôle d’image de toi… ». Utilisez l’humour pour faire passer les messages : « Tu n’as pas oublié de mettre une ceinture ce matin ? Fais attention, ton pantalon est en train de tomber sous les fesses… »

Des règles claires

On ne porte pas des vêtements trop courts, trop décolletés ou trop taille basse : c’est la base. Sans tomber dans l’uniforme bleu marine et blanc avec la jupe mi-mollet ! Faites-leur réaliser qu’ils ont en face d’eux des profs que leur tenue va forcément contrarier, choquer ou déstabiliser. Réfléchissez ensemble à un consensus sur les limites à ne pas dépasser.

Faites appel à leur intelligence

« Je demande aux éducateurs et aux enseignants de toujours rappeler la règle mais surtout d’en expliquer le bien-fondé. Les jeunes sont souvent à court d’arguments mais ils apprécient la discussion avec les adultes et ce sujet est souvent une excellente porte d’entrée pour aborder mille autres choses. Grâce aux caleçons, on peut philosopher sur la liberté, la dignité, la pudeur, la mixité, la mode, le conformisme, les relations parents-enfants… Le compromis entre humour et fermeté suffit, en général, à dépassionner le débat et à obtenir le changement de tenue de l’élève. » Laurent Nicolas, directeur du collège Saint-Sébastien à Vaugneray (69).

Distinction vie privée / vie publique

Les ados sont plus sensibles à ce discours vie privée / vie publique qu’à une discussion moralisatrice. On ne se tient pas de la même façon dans un lieu public et chez soi, on ne s’habille pas non plus de la même façon… Dans la même idée, on peut rappeler à nos ados l’importance de ne pas rendre publiques sur Internet leurs images privées. Astuce : comparez le collège à votre lieu de travail : ils se rendront bien compte que les adultes respectent eux aussi des codes vestimentaires stricts pour aller travailler.

Son image, sa sécurité

« Quelle image renvoies-tu aux autres ? » Voilà une question qui les touche beaucoup et sur laquelle on peut les faire réfléchir. Souvent, ils n’ont pas conscience de passer pour ce qu’ils ne sont pas. Montrez-leur quelles sont les connotations sexuelles de leur tenue et les messages qu’ils peuvent émettre malgré eux par leur look, leur attitude… Faites-les réfléchir à leur sécurité. Et pourquoi ne pas leur demander ce qu’ils pensent de telle fille ou de tel garçon qui s’habille de façon provocante ? Ou de telle star ? Rien de tel que de parler d’une tierce personne pour que votre enfant ne se sente pas jugé.

Être cohérent avec les éducateurs

Si le collège a fait une réflexion à votre enfant, voire le renvoie se changer ou l’oblige à porter sa tenue de sport toute la journée, ne critiquez pas cette décision devant votre ado. N’oubliez pas que vous êtes le modèle que votre ado à sous les yeux : là aussi, il faut savoir se montrer cohérent avec ce que l’on dit.

Garde-robe

Jetez un petit coup d’œil à sa tenue le matin et tentez de rectifier certaines choses si vous sentez que c’est possible. Astuce : proposez-lui de faire les courses ensemble, cela vous permettra d’avoir la possibilité d’éviter les dérapages mais aussi d’affiner son jugement sur ce qui lui va bien ou pas.

Mettez en avant sa personnalité

« Tu n’as pas besoin d’être sexy pour que les autres t’apprécient ! », «  Crois-tu qu’on t’apprécierait moins si tu n’étais pas habillé comme ça ? »

Détente

À la maison, lâchez du lest… Chez vous, la tenue peut être un peu plus libre : le soir quand votre enfant ne ressort pas ou le week-end. Dans la limite de l’acceptable !

C’est quoi le beau ?

C’est en voyant que l’on apprend : pourquoi ne pas emmener votre fille dans un musée de la mode ou à une expo ? Faire du lèche-vitrines dans des boutiques tendances mais chic ? Regarder ensemble les magazines de mode et commenter les silhouettes ? Sans repères, difficile pour votre enfant de se faire son idée de ce qui est vraiment beau.

Alexandra Ronssin

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