« Pauvre enfant… », sommes-nous tentés de penser lorsqu’on voit son ado rentrer à la maison la tête basse parce que le trimestre n’a pas été bon. Mais attention ! Un premier discernement s’impose. Les notes sont mauvaises parce qu’il n’a rien fait ou parce qu’il a travaillé sans résultats ? 5 trucs pour les paresseux, 5 trucs pour les scrupuleux.

Si les résultats sont mauvais parce que votre enfant n’a rien fait, il est bon d’aller à la racine du mal.

Pourquoi son esprit n’est-il pas disponible aux apprentissages ? Il est bon de chercher avec lui ce qui le préoccupe, ce qui le distrait ou ce qui le décourage. Avant de prendre à son égard des mesures draconiennes, il est peut-être plus judicieux de le comprendre. A-t-il des soucis qui le mobilisent ? Des fréquentations qui lui font du tort ? Un malaise profond qui le perturbe ? A vous, parents, d’être vigilants et compréhensifs. Sans vous le dire, votre ado attend de vous une aide efficace. Il serait dommage que la peur de votre réaction devant cet apparent échec l’empêche de se confier à vous et le paralyse. Vous le laisseriez alors en proie à n’importe quel danger bien plus grave. Ceci n’exclut pas la fermeté mais une fermeté positive.

Remettre de l’ordre dans l’emploi du temps.

Passé le premier moment de déception et de découragement tant du côté des parents que de celui de l’enfant, le moment est venu de voir les choses de façon concrète. Quand travailles –tu ? Pourquoi mets-tu tant de temps à rentrer du lycée ? Lorsque tu es à l’ordinateur, est-ce pour ton travail scolaire ? Que fais-tu après le dîner ? C’est bien que tu fasses du foot mais un match ne dure pas toute la journée. C’est bien que tu prennes ton week-end mais à condition que ta semaine soit occupée. Si les choses sont dites dans un climat serein et constructif, pourquoi pas même avec humour, votre ado acceptera que vous l’aidiez à mettre en place un emploi du temps précis et rigoureux. Il pourra se reposer sur votre persévérance jusqu’au jour où les habitudes seront prises et où il pourra vouloir tout seul.

Lui redonner des motivations :

Peut-être votre ado a-t-il perdu un peu de son énergie parce qu’il n’a plus de visée à long terme. C’est le moment de vous intéresser à lui, autrement qu’à travers les résultats scolaires. Les notes ne disent pas tout. Savez-vous quelles sont ses aspirations profondes ? Rares sont ceux qui n’ont aucun désir. Si l’adolescence est un moment où l’enfant se ferme sur lui-même et ne se livre pas spontanément, c’est aussi le temps des grands idéaux. Qu’aimerais-tu faire plus tard ? Rêvez avec lui. Il aura tout le temps d’être réaliste par la suite. Ne tuez pas son enthousiasme, celui-ci est un moteur qui peut le faire aller de l’avant et lui donner confiance en l’avenir. Il sera facile alors d’en tirer les conclusions : si tu travailles, tu y arriveras. Moi, je crois en toi !

Lui proposer une aide.

L’important est de créer l’ambiance sympathique qui permettra une bonne coopération entre vous et votre adolescent. Si vous passez votre temps à lui faire des reproches (même mérités), il y a de grandes chances pour qu’il vous envoie promener et que votre aide soit systématiquement repoussée. Mais si vous réussissez à garder un bon contact, il acceptera votre assistance discrète. Peut-être même que votre simple bonne humeur suffira à le dynamiser et à lui faire prendre le chemin de son bureau. Peut-être aussi aura-t-il envie de vous prouver qu’il est capable de se gérer tout seul et votre aide aura juste consisté à lui redonner envie de se prendre en main. Si les parents misaient sur une vision toujours positive de leur enfant, les problèmes se résoudraient vite. Le secret est bien là : l’amour inconditionnel !

Rester positif : « ce n’est que le premier trimestre, tu vas gagner ! »

Il est très important que l’adolescent reconnaisse la vérité. Qu’il n’essaie pas de mentir mais qu’il puisse formuler lui-même : « Je n’ai rien fait ce trimestre ». . S’il persiste dans le déni, il se ferme les portes d’un avenir encourageant. S’il accepte d’être dans la vérité, alors on peut lui dire : « Si tu travailles, il n’y a pas de raisons pour que ça ne change pas. Tout n’est pas fichu, tu n’as fait qu’un tiers de l’année scolaire, tu peux te rattraper ». C’est ainsi qu’il retrouvera confiance et que l’envie de réussir prendra le dessus. C’est le moment aussi de lui faire prendre conscience que le travail est dur pour tout le monde, qu’il faut affronter courageusement les obstacles. Le connaissant bien, vous pouvez lui affirmer qu’il en est capable

Si l’élève est consciencieux et que les résultats de son travail ne sont pas au rendez-vous, il faut aller chercher plus loin et entrer dans le contenu du cours. La première chose pour les parents est de montrer à l’adolescent qu’ils partagent son découragement et sa souffrance. La relation s’instaure alors dans un climat de confiance et d’affection et l’on peut passer à l’analyse des difficultés. Avec lui, on s’affronte aux problèmes réels qui se posent dans chaque matière. Il est bon de chercher la question de la question. Il ne s’agit pas chercher à lui enfoncer dans la tête un maximum de connaissances mais de se demander pourquoi il ne comprend pas. Parfois un simple blocage, une légère lacune empêchent les acquisitions. Mais les parents ont leurs limites. Le problème de maths peut-être incompréhensible aussi pour eux.

Peut-être a-t-il besoin de cours particuliers ?

Cette incapacité des parents à résoudre les problèmes dans certaines matières nous amène à la solution souvent adoptée : celle des cours. Certains enfants sont rassurés lorsqu’ils savent que, s’ils ne comprennent pas du premier coup, une aide personnalisée leur sera apportée. Cette aide peut être celle d’un frère ou d’une sœur qui a déjà vu le programme. Il arrive aussi que des amis sachent travailler ensemble et s’aident mutuellement. Si vraiment toutes ces solutions sont impossibles ou insuffisantes, il reste la solution des cours particuliers qui ont l’inconvénient de ne pas être gratuits mais qui donnent généralement d’excellents résultats.

Demandez-lui de ramener ses devoirs à la maison.

Un mauvais devoir bien corrigé apprend beaucoup. Si vous décidez de vous pencher sur le contenu même des devoirs qui ont été sanctionnés par de mauvaises notes, la meilleure chose à faire est de bien comprendre ce que dit le professeur. Une mauvaise note n’est pas dramatique si l’on sait en tire tout le bénéfice. Elle peut même être le point de départ d’un réel progrès. Les enseignants donnent de très bons conseils dans leurs corrections. L’enfant reprendra confiance en lui s’il comprend que dans la remarque en rouge au haut de sa copie, ce qui est sanctionné c’est son analyse du sujet et non pas son intelligence et encore moins sa personne.

L’aider à se détendre : sport, loisirs…

L’adage est bien connu : « Mens sana in corpore sano », un esprit sain dans un corps sain. Certains enfants de caractère anxieux et scrupuleux vivent constamment dans un stress et une fatigue mentale qu’il est difficile de comprendre lorsqu’on est soi-même détendu. Les parents passent quelques fois à côté de choses très simples. Attention au surmenage, à une fatigue qui serait due à un manque de sommeil. La concentration à l’école aurait à en souffrir. Il est aussi difficile de faire travailler un enfant paresseux que de faire se détendre un enfant scrupuleux. Peut-être est-il bon pour ces derniers de les inscrire à la danse, au foot, à la natation, au cheval ou à toute autre activité qui les intéresse. Une dépense physique apporte l’équilibre nécessaire à l’organisme, le préparant à un sommeil réparateur.

Lui dire qu’il est intelligent.

Il arrive que les professeurs ne perçoivent pas l’élève dans son intégralité. Ils peuvent ne tenir compte que des notes et faire peser sur l’adolescent le poids de la nullité. Peut-être votre ado sauve-t-il la face devant les autres mais au fond de lui, quelque chose est cassé. Qui connaît un enfant mieux que ses parents ? Ceux-ci n’ont pas le même rôle que les enseignants dans l’éducation. Ils se complètent mutuellement. Entretenir le dialogue avec les professeurs sera un gage de confiance pour l’élève concerné. Si pour une raison ou pour une autre, ce dialogue était rompu, les parents doivent savoir dire haut et fort à leur enfant qu’il est intelligent et qu’ils croient à sa réussite. Si vous avez confiance en lui, lui aussi affrontera le second trimestre avec l’envie de gagner la partie.

Article réalisé par Marie BERNARD

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