Pour ce numéro de rentrée, Parenthèse vous a concocté un top de conseils à suivre pour que votre enfant réussisse au mieux cette rentrée scolaire. À appliquer sans modération et dans la durée.

1. Cultivez la confiance de votre enfant

La confiance est la pierre angulaire de la réussite de votre enfant. Les études empiriques et neuroscientifiques témoignent incontestablement de ce truisme en montrant que les hauts potentiels ou les élèves aux facultés cognitives supérieures seront en situation d’échec scolaire si ces derniers ne cultivent pas de confiance en eux. Les causes sont multiples. Manque de sociabilité, manque de repères, complexe divers… Et la réciproque est également vraie. Si le sentiment de confiance est développé, l’adolescent aura de meilleurs résultats et sa motivation en sera meilleure. Cette confiance lui permet d’appréhender toute épreuve qu’elle soit scolaire ou autre. Son expérience lui ayant donné déjà des réponses pour dépasser certains obstacles.

2.Travaillez l’autonomie avec fermeté

Favorisez le bien-être des enfants par de la bienveillance, tout en faisant respecter la règle, l’interdit, les consignes, le cadre, est possible. Il s’agit de se connecter à l’enfant, dans le ton, le langage, pour l’amener lui-même à trouver la solution et l’action réparatrice. Certains vont par exemple proposer à l’enfant de trouver trois idées pour l’aider à ne pas oublier ses affaires. Celui-ci prend conscience de ses possibilités, sans s’entendre rappeler continuellement ce qui lui est interdit. Lui donner des opportunités de contribuer, d’aider, de participer (tâches ménagères, choix d’organisation…) est valorisant. Il est mis en confiance et modifie son comportement, si le droit à l’échec est présent, bien entendu. Les parents qui appliquent la discipline positive ne sont pas des post-soixante-huitards rétifs à toute contrainte, ils prennent seulement le temps d’identifier les besoins de l’enfant qui se cachent derrière des comportements indisciplinés, pour mettre au point des solutions avec lui, l’encourager dans des expérimentations individuelles, le responsabiliser.

3. Coachez votre enfant

Chaque bon résultat est une victoire surtout si votre enfant accuse des lacunes. Les causes d’un mauvais résultat sont complexes. Mais celles d’une réussite sont généralement immédiatement exploitables. Confortez l’enfant dans son résultat positif en mettant en valeur l’engagement, le travail accompli et le sérieux qui permettent d’arriver à cette réussite. Si votre enfant connaît des difficultés dans plusieurs de ses matières, n’hésitez pas à créer des ponts entre celles qu’il affectionne et dans lesquelles il a déjà sans le savoir développé de bon automatismes.

4. Ayez confiance en le corps professoral

Vous pensez que l’enseignant n’a pas traité votre enfant de façon équitable. Ou bien pensez-vous que les consignes n’étaient pas claires à la relecture d’une interro. Vous pouvez même parfois être amené à prendre le prof en grippe parce que ce dernier inonde le carnet de liaison concernant le comportement de votre enfant. Même si votre sentiment n’est pas toujours infondé, décidez-vous à rencontrer l’enseignant en question pour discuter de la situation de votre enfant. Surtout veillez à ne pas « descendre » l’enseignant devant votre enfant. La part affective qu’éprouve votre enfant dans l’acquisition de nouvelles compétences n’est pas à omettre. Dire devant votre enfant que l’enseignant est incompétent revient à lui confirmer que ses mauvais résultats ou son comportement ne sont pas de son fait. Et en ce sens vous déresponsabilisez votre enfant.

5. Ecoutez votre enfant

Demander à votre enfant ce qu’il a fait n’est pas suffisant. Pensez également à lui demander s’il a ressenti des difficultés dans un domaine, s’il a apprécié certains cours en particulier. Cette discussion, outre le fait de l’obliger mentalement à repenser à sa journée, lui montrera l’intérêt porté à son éducation et donnera du crédit et du sens à sa journée.

6. Dédramatisez la mauvaise note

Le mauvais résultat peut s’expliquer de maintes et maintes façons : manque de temps, consigne mal comprise, manque de travail, déconcentration en raison d’un motif familial ou affectif… Vilipender votre enfant n’est bien sûr pas la meilleure façon de dépasser une mauvaise note. Pensez que ce mauvais réflexe va surtout lui donner envie de vous cacher ses difficultés et ce qui lui rend la vie difficile dans l’établissement. Au contraire si vous la recevez avec bienveillance, vous pourrez établir avec sérénité le pourquoi de la mauvaise note et soutenir votre enfant s’il accuse des lacunes ou rencontre des soucis scolaire ou extrascolaire qui nuisent à ses résultats. Surtout, ce dialogue peut vous permettre de faire preuve de fermeté dans l’éventualité où votre enfant a vraiment manqué de sérieux sur ce mauvais résultat.

7. Dédramatisez le rendez-vous avec un enseignant ou les réunions parents-profs

Les médias ont souvent tendance à opposer parents, professionnels de l’éducation et élèves. Pourtant tous les manuels de pédagogie contemporains assurent que la réussite de l’élève passe par les bonnes relations entre chaque partie de ce triangle pédagogique. N’hésitez pas à solliciter les professeurs en début d’année pour vous assurer que tout se passe bien et constater que les deux sons de cloches, celui de votre enfant, et celui de l’enseignant, s’harmonisent. Entretenir de bonnes relations vous permet également de trouver des solutions communes pour dépasser certaines difficultés de vos enfants. Ne sous-estimez pas non plus les remarques de l’enseignant à l’égard de votre enfant. Parfois, le discours de l’enseignant ne vous sera pas très plaisant à l’oreille : discipline, manque de participation, de concentration, voire détection d’une maladie en « dys- » possible… Prenez vraiment la remarque en compte. L’enseignant prend déjà sur lui pour être l’oiseau de mauvais augure. N’en rajoutez pas. Et posez-vous la bonne question…

8. Favorisez à la maison une ambiance de travail

Oui, votre enfant fait partie des digital natives qui savaient utiliser une tablette numérique avant de pouvoir marcher. Les écrans ont une part dans son existence qui n’est pas comparable à la vôtre. Ce n’est pas non plus une excuse pour que votre rejeton travaille dans le brouhaha de la musique, des écrans et dans le tumulte des notifications des 45 applications qui fonctionnent 24/7. Mettez en place un climat de travail clair avec votre enfant, quitte à lui faire signer un contrat : expliciter ce qui est permis, ce qui est proscrit. À vous d’interdire les écrans, la musique trop forte, les écouteurs dans les oreilles, le manque de lumière… Surtout fractionnez son temps de travail et aidez-le si possible. Il vaut mieux que votre enfant alterne des phases de travail de 30 minutes avec une pause de 10 minutes toutes les demi-heures plutôt que de s’évertuer à lui imposer des phases de devoir de deux heures où il sera connecté aux réseaux sociaux pour mieux procrastiner. Enfin, dédiez un espace qui sera son lieu de travail à domicile. Et veillez à ce que tout le foyer respecte cet endroit sans dissiper votre enfant au travail.

9.Faites venir les amis et les condisciples pour réaliser les travaux de groupe

Votre enfant tiendra le discours que les moyens technologiques actuels lui permettent de travailler à distance. Surtout, il n’appréciera pas à vos ingérences s’il invite des copains sur un projet de groupe. Mais soyez le patron qui n’a pas trop confiance en ses salariés en matière de télétravail. Avant tout travail de groupe, demandez l’objectif de ce dernier et faites l’inspecteur des travaux finis. Ensuite, le fait d’inviter les condisciples de classe permet également de juger de son intégration et de la qualité des rapports entre pairs, facteur essentiel pour la réussite de votre enfant.

10. Cultiver la curiosité chez votre enfant

Aristote écrivait que l’homme est un animal politique. Nous pourrions singer cet aphorisme en affirmant que votre enfant est une « bête curieuse ». Dès sa naissance, vous participez à son rapport au monde, à sa découverte. Toutefois, les années s’écoulant, vous allez de plus en plus délaisser cette tâche pour juste vous concentrer sur son orientation ou l’avenir de sa formation. Pourtant sa curiosité ne tarit pas avec les années… au contraire. Emmenez-le au musée, au cinéma, en voyage idéalement. Mais essayez de rattacher ces sorties avec ses envies. Car une expo de photo abstraite ou un opéra de Verdi ne sont pas les meilleurs moyens de le familiariser avec l’art contemporain ou la musique dite classique. Idéalement, l’enfant doit être acteur.

11. Ne « sur-sollicitez » pas votre enfant

Vous souhaiteriez que votre enfant réussisse une brillante carrière, après de brillantes études, le tout nappé de bonheur. Mais cet idéal dans lequel se bercent d’illusion nombre de parents vous a rendu amnésique sur votre parcours. Souvenez-vous. Vous vous êtes « planté » mais pour mieux rebondir. Vous avez redoublé mais finalement l’année suivante n’a pas été si éprouvante que cela. Vous aussi enfant, vous vous êtes ennuyé le dimanche après-midi à regarder les mouches voler en écoutant de la musique votre casque vissé sur vos oreilles. Dites-vous que multiplier les sorties dites culturelles, les lectures, le soutien scolaire ou autre forme de coaching peut simplement dégoûter votre enfant, aussi hautes soient vos attentes et aussi haut soit son potentiel.

12. Prendre en compte son altérité

Il est souvent difficile une fois adulte de ne pas faire rentrer une personne dans une case en lui demandant où il habite, ce qu’il fait dans la vie… Ces quelques questions vous permettent en général d’interagir facilement avec votre interlocuteur. Mais dites-vous bien que cela ne fonctionne absolument pas de cette façon avec un pré-adolescent, un adolescent ou un jeune adulte. À la recherche de repères et d’autonomisation dans ses décisions, ce dernier va souvent avec véhémence affirmer certains principes parfois de façon extrême. Tempérez cette fougue en essayant de comprendre ce qui l’anime profondément. Cela vous permettra souvent de lui faire tomber le masque et de parler de sujets importants, de ses atouts, de ses difficultés et de le rassurer. Ainsi, votre enfant se sentira-t-il reconnu à sa juste valeur et non à l’aune de votre seule grille d’analyse.

13. Faites de ses différences une force

Votre enfant aura tout le loisir de se créer des complexes non fondés au regard des canons superficiels de notre société. Trop grand, trop gros, pas assez sportif, pas assez sociable, pas assez drôle. Des traits souvent infondés qui seront souvent relayés et exagérés par ses pairs. Si votre devoir de parent est de reconnaître ses atouts, vous avez aussi l’impérieuse nécessité de lui faire comprendre que ses différences lui permettent de cultiver un rapport au monde qui lui permettra d’être plus ouvert, plus curieux et plus agile. Faites également, de ses faiblesses, une force intérieure. La psychothérapeute américaine Elaine N. Aron, reconnue dans le domaine, cite une étude intéressante dans laquelle des neuroscientifiques ont fait passer des scanners à une population de personnes hypersensibles et à une population non hypersensible. On leur a demandé de regarder attentivement des photos pour identifier les différences : il se trouve que les scanners ont montré que les personnes hypersensibles ont une activité cérébrale plus intense dans la zone de perception et de traitement des informations. Ce genre de sixième sens fait aussi de l’enfant hypersensible un être doté d’une grande vivacité d’esprit, qui se passionne pour de nombreux sujets. La majorité des grands artistes, de Chopin à Gainsbourg, faisaient partie de ce groupe à l’intelligence émotionnelle décuplée. Dans le cas d’un bon accompagnement, l’enfant sera plus tard non pas un adulte torturé par ses pensées et extrapolations, mais un être doté d’une grande sensibilité, pouvant s’épanouir dans les domaines des arts et de l’imagination, ou faire preuve d’une compréhension du monde et de l’humain hors du commun.

14. Distinguez éducation et formation

Cette distinction vous la réalisez déjà inconsciemment au sein de votre foyer. Non vous ne donnez pas d’armes à votre enfant pour qu’il soit un salarié ou un entrepreneur aguerri. Parfois, nous mélangeons nos motivations et les leurs en calquant nos exigences sur leurs choix, comme obtenir un CDI, gagner un beau salaire, évoluer dans un secteur stable… Et la première conséquence est de considérer votre enfant au regard de son bulletin de notes. Votre travail de parents est de vous demander comment lâcher prise entre vos attentes et celles de vos enfants. Il importe de faire rencontrer des personnes d’horizon divers à votre enfant, de ne pas rester figé dans l’univers social dans lequel on évolue. Il faut faire parler les gens de leur métier et développer la curiosité de votre enfant. La culture joue un rôle essentiel ici. N’oubliez pas que vous essayez, autant que faire se peut, de le rendre heureux et épanoui en lui prodiguant les moyens de comprendre et de vivre le monde. Pourtant cet objectif se dissipe quand vient le moment de l’orientation. Pensez que l’erreur est possible et non rédhibitoire. L’important est que votre enfant suive dans les meilleures conditions possible l’ensemble des humanités qui lui permettront ensuite de faire des choix en termes de formation. Et seulement à ce moment-là se poseront les choix de compétences et de métier qui n’empêchent pas de réflexions antérieures.

15. Mettez du sens dans ses études

Passé le collège, les adolescents peuvent émettre quelques doutes sur le bien-fondé du programme. À quoi bon étudier la Grèce antique en histoire, l’allégorie de la caverne en philosophie ou encore les intégrales en mathématiques ? Effectivement, la conceptualisation et le sens du détail progressent avec l’avancée dans une filière. Un sens à moyen terme peut lui être donné. Très prosaïquement vous pouvez juste lui confier qu’être bon en mathématiques lui ouvrira de nombreuses portes dont certaines très prestigieuses. Au-delà de cet argument à moyen terme, ne forcez pas votre enfant à aimer une matière qu’il n’affectionne pas, sans pour autant l’inviter à avoir de mauvais résultats. Vous-même en tant qu’adulte vous n’aimez pas réaliser certaines tâches professionnelles. Pourquoi le faire en tant qu’adolescent, si ce n’est dans l’objectif de la bonne note à tout prix ? Cultivez toutefois un discours qu’il ne peut s’épargner certains savoirs pour comprendre le monde… Surtout à son âge, aussi rébarbatifs que soient certains contenus.

16. Recourez au soutien scolaire si besoin dans ses formes alternatives

Si le soutien scolaire est une alternative non négligeable dans certains cas, vous n’êtes pas obligé d’imposer un énième enseignant à votre enfant, déjà en souffrance dans la matière. Des solutions alternatives existent. À l’image d’e-dutainment.com qui reprend des films et séries célèbres pour se perfectionner dans les langues. Ailleurs, de nombreuses solutions en ligne existent. Ces dernières années, plusieurs plateformes ont vu le jour et rencontrent un succès grandissant. C’est le cas des Cours Griffon par exemple, qui proposent depuis 2013 des cours de français, de mathématiques et d’anglais notamment, avec des supports écrits et plus de 1 800 vidéos disponibles à la demande. Les cours sont conçus et animés par une équipe de professeurs chevronnés (Capes, agrégés, normaliens). Plus de 1 000 collégiens étudient avec les Cours Griffon en parallèle de leur scolarité pour reprendre les bases, pour aller plus loin ou pallier l’absence d’un professeur. L’élève a accès à volonté à tous les cours du CM2 à la troisième et avance à son rythme. Idéal pour revoir les notions des années précédentes et atteindre un très bon niveau. Un système de tutorat individuel est également disponible en option. De quoi motiver autrement votre enfant.

17. Développez les compétences de votre enfant mais de façon déguisée

Si votre enfant est autodidacte, curieux et fort en maths, rien ne l’empêche de mettre son nez dans les bases du code informatique comme l’on plongeait les mains dans le cambouis lorsque notre paternel nous montrait comment réparer une voiture… D’autres compétences scolaires peuvent également se traduire en appétences plus générales. Encouragez-le à faire du théâtre s’il aime les belles lettres ce qui lui permettra également de travailler sa prise de parole en public. Surtout développez chez lui une nécessaire appétence pour la lecture. Et notamment la lecture plaisir qui n’est pas seulement « se taper » un livre de 300 pages et se dire qu’atteindre la fin est une forme de récompense. Cela peut être également un jeu. Un jeu qui met du sens sur la portée de l’écrit. Celui de la lecture à voix haute qui nous renvoie à notre enfance gorgée d’histoires et de contes, celui de la lecture jouée et interprétée du théâtre, etc. L’appétence pour la lecture est d’autant plus à cultiver qu’elle incarne aussi une forme de liberté et de rupture face à nos rythmes quotidiens. Une double mission en tant que parents, même ceux qui n’aiment pas lire, vous incombe. La première est de faire baigner vos enfants dans l’écrit, les livres, la bande dessinée, les magazines.

18. Musclez sa capacité de concentration

La concentration se travaille comme un exercice physique. C’est pourquoi certains experts mettent en place des exercices basés sur la respiration : il s’agit de se concentrer uniquement sur cette dernière d’abord une minute et aller parfois jusqu’à cinq minutes. Cela permet à l’enfant d’apprendre à se concentrer si des pensées viennent parasiter l’exercice : c’est travailler sur la capacité à se recentrer rapidement. Autrement, il est possible d’entraîner l’ado sur les représentations mentales. Des exercices simples tels que le fait de visualiser une image, un lieu, un tableau et de les restituer . Les effets de ces exercices sont perceptibles à moyen terme. En général, c’est un travail qui s’étale sur 10 à 15 séances soit une période de quatre à cinq mois. C’est une manière de travailler que pratiquent de nombreux sophrologues. Mais tout dépend évidemment des besoins de l’enfant. Certains auront besoin de travailler sur leur environnement et sur leur hygiène de vie en parallèle de ces exercices de concentration.

Geoffroy Framery

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