Le sommeil est bien trop important pour être pris à la légère. Pourtant, les français dorment trop peu. Plus d’un tiers de la population souffre de troubles du sommeil et notamment les enfants. A l’occasion de la 15e journée du sommeil qui se déroule le 27 mars sur le thème « Sommeil et nutrition », Parenthèse a voulu en savoir plus sur le lien entre manque de sommeil et obésité.

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«Pas regarder d’écran au moins 30 minutes avant de s’endormir, couper son téléphone pendant la nuit voire carrément le laisser dans une autre pièce », ce sont toujours les mêmes conseils qu’il faut donner à ses enfants. Et ce n’est peut-être pas pour rien. Si vous trouvez que vos petits monstres se couchent trop tard expliquez-leur les risques. Qu’un trop grand manque de sommeil est néfaste pour sa santé et qu’il risque d’avoir différents troubles comme l’obésité, le diabète des problèmes au niveau cognitif (mémoire, raisonnement, langage, les praxies), ce qui peut provoquer des accidents et des dérèglements pour certains irréversibles. « Manquer de sommeil est une catastrophe ! » s’alerte Karine Spiegel, « le sommeil régule tout ! ».

Le manque de sommeil contribue au risque d’obésité

Bien évidemment chaque individu est différent et a des besoins plus ou moins grands en sommeil. « C’est la théorie du petit et du gros dormeur mais les moyennes de sommeil selon les âges ne sont plus respectées dans nos sociétés modernes » avoue la chercheuse (voir tableau ci-contre).

Karine Spiegel est l’une des premières chercheuses à avoir repéré des modifications hormonales, après restriction de sommeil, associées à une augmentation de plus de 20 % de la faim et de l’appétit. Et qu’à long terme cela peut conduire à une prise de poids. La chercheuse insiste bien sur le fait que le manque de sommeil contribue au risque d’obésité mais n’est pas quelque chose d’obligatoire. « Tout le monde ne devient pas obèse si des mauvaises habitudes de sommeil ont été prises. » Cependant, il est d’autant plus vrai que les enfants/adolescents sont plus fragiles dans ce domaine.

Le sommeil conditionne toutes les facettes de la vie des ados

D’après l’Institut du sommeil et de la vigilance, 78 % des adolescents ont une dette de sommeil en semaine qu’ils essayent de récupérer le weekend. A cela, Karine Spiegel répond que « ce type de rythme n’est pas bon pour la santé en général ». Pour la spécialiste, il faudrait que, enfants comme adultes, tout le monde essaye d’avoir un rythme bien précis, c’est à dire se coucher et se lever aux mêmes heures chaque jour. Elle sait bien que c’est beaucoup demander, mais « les dettes de sommeil ne sont pas bonnes pour la santé ». Pour cette spécialiste, les parents ont un rôle primordial dans la prise de bonne habitude de sommeil chez leurs enfants. « Il faut leur faire prendre conscience que le sommeil est hyper important, il conditionne toutes les facettes de la vie des ados ! »

Pour être beau, mieux vaut dormir !

Une équipe de chercheurs suédois a révélé dans le British Medical Journal que l’influence du sommeil réparateur modifiait l’attractivité de 23 jeunes individus. La conclusion est que le « Beauty Sleep » existe et que c’est en ayant bien dormi que votre peau se lisse et atténue les cernes. Ils démontrent aussi que les dormeurs sont généralement plus minces que les petits dormeurs. Mieux encore, les individus qui n’avaient pas beaucoup dormi sont évalués aux yeux des autres comme des personnes moins saines et moins belles. Cet argument est peut-être le coup de massue qui les fera tous filer au lit. En clair pour être beau et en bonne santé, rien ne sert de faire le caïd, il faut dormir.

Article réalisé par Marie-Bertille Cardera

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