Protection de l’enfance : un travail au-delà de toutes les lois

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Le 14 mars 2016, l’Assemblée nationale a promulgué une nouvelle loi sur la protection de l’enfance. Une loi qui vise à stabiliser et améliorer le parcours de l’enfant de la protection maternelle et infantile à la réforme de la procédure de la déclaration judiciaire d’abandon. Des missions qu’accomplissent déjà de nombreuses associations françaises, et même plus…

Droit de l’enfant

Travaillant parfois main dans la main avec l’État, divers organismes tentent de protéger les droits des enfants du monde entier. Un bel exemple de cette collaboration est l’association Enfance et Partage. Depuis 35 ans, elle mène sans relâche un combat pour protéger, défendre et accompagner les enfants maltraités (violences physiques et psychologiques, négligences graves ou abus sexuels). Présente en régions grâce à 18 comités départementaux et forte de ses bénévoles et salariés, elle s’appuie sur son réseau d’avocats et de psychologues, sur ses partenaires institutionnels et privés, sur ses donateurs, sur ses parrains et marraines pour lutter au quotidien pour le bien-être des enfants. Les enfants et leurs proches peuvent joindre le numéro vert de l’association (0 800 05 1234). Ils seront accompagnés dans leur problème et dirigés vers les organismes adéquats. À côté de cette mission, Enfance et Partage œuvre aussi en faveur des enfants du bout du monde. Elle a mis en place un grand nombre d’actions humanitaires dans les domaines de l’éducation, de la nutrition et de la santé. Aujourd’hui, elle est présente dans trois pays du Sud : Sénégal, Madagascar, Inde.

La famille est la cellule de base de notre société. Malheureusement, parfois, elle est frappée de plein fouet par la précarité. C’est pourquoi, chaque année, le Secours Catholique-Caritas France accompagne plus de 300 000 familles en leur offrant des lieux de rencontres et de convivialité, un temps de loisirs et de vacances – chaque année 2000 enfants vivent dans une famille d’accueil de vacances, 500 partent en camp d’été et 4 000 profitent d’un village vacances –, et accompagne l’entourage des personnes détenues en prison. Aidé par de nombreux bénévoles, le Secours Catholique soutient les parents dans leur rôle éducatif. Pour eux, il a mis en place les permanences d’accueil ou les visites à domicile, les groupes de parole ou les groupes de parents, l’accompagnement à la scolarité et les aides spécifiques : alimentaire, soutien financier, démarches administratives, accès aux droits…

Depuis plus d’un siècle, l’OSE place ses actions au service des valeurs humaines fondamentales. Elle a été reconnue durant la Seconde Guerre mondiale pour le sauvetage héroïque de plus de 5 000 enfants puis l’accueil des enfants survivants des camps. Depuis 1960, l’association prend en charge les enfants rapatriés d’Égypte, d’Afrique du Nord et leurs familles. Aujourd’hui, elle diversifie ses actions et exerce sa mission d’aide médico-sociale autour de six grands pôles : l’enfance, la santé, le handicap, le grand âge, la mémoire et l’action internationale. En mars 2016, l’OSE a inscrit son action éducative pendant la « Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme » dans les établissements de l’Éducation nationale. Institution juive et républicaine fondée sur les valeurs de tolérance, de respect et de fraternité, l’OSE et ses équipes se sont mobilisées sur le terrain auprès des enfants et des adolescents. Cette mission s’est traduite par des interventions des professionnels (Docteur Aviva Meimoun et Katy Hazan, historienne de l’OSE) dans les établissements scolaires mais aussi dans les maisons d’OSE. Ils ont débattu avec les jeunes et les élèves sur des questions fondamentales qu’universelles : le respect, la fraternité, la mémoire collective.

Fondée en 1887, l’Union française pour le sauvetage de l’enfance (UFSE) a été l’une des premières associations laïques à poser le problème de l’enfant maltraité dans sa famille. Aujourd’hui, son champ d’action concerne deux missions de « Sauvetage » en faveur de l’enfance maltraitée : la prévention, la protection et le soin des enfants qui lui sont confiés, et la sensibilisation et l’alerte sur les risques de la maltraitance faite aux enfants. Par l’intermédiaire des établissements et des services de protection de l’Enfance, l’UFSE accompagne les enfants victimes de maltraitance active ou passive. Ils sont accueillis par ses services d’accueil familial (en Normandie et à Paris) pour être recueillis et soulagés de leurs peines et de leurs difficultés au sein de familles aimantes et formées pour les accompagner au mieux dans leur reconstruction. De plus, l’équipe de professionnels travaille avec ces enfants pour les soulager des douleurs physiques et/ou mentales subies. « C’est étonnant comme certains enfants peuvent être « sauvages ». Chacun a son histoire personnelle difficile mais je fais de mon mieux pour leur rendre le sourire », explique Béatrice, la mère d’une famille d’accueil agrée auprès de l’UFSE. Il y a quelques années, elle a choisi de se vouer à ces petites têtes blondes et ne le regrette pas. « Je sens que je suis utile. Ils rêvent à nouveau ! », déclare-t-elle.

Protéger leurs rêves

En effet, il serait injuste de priver les enfants de leurs rêves qui leur redonnent le sourire et font oublier toutes les violences du monde et de la vie. Nager avec les dauphins, rencontrer une célébrité, visiter Disney World ou faire semblant d’être une princesse le temps d’une journée. L’association Petits Princes exauce les rêves des petits touchés par une grave maladie, afin qu’ils puissent retrouver des forces pour la combattre. La plupart du temps, les familles accompagnent leurs filles ou fils dans cette aventure car elles aussi ont besoin de retrouver le moral.

La famille est ce qu’il y a de plus cher au monde. Malheureusement, parfois, elle est brisée par la décision d’un juge. Les fratries sont alors séparées et obligées de grandir séparément. Action Enfance l’a compris. Depuis 60 ans, elle accueille, protège et éduque les frères et sœurs en danger, de la petite enfance à la vie adulte. Hormis les bénévoles et les donateurs, Action Enfance est aussi soutenue par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC). Par exemple, 80 élus de la CNCC ont couru aux couleurs d’Action Enfance lors du semi-marathon organisé à Paris au mois de mars.

Parce que chaque enfant rêve de grandir de manière saine, la Chaîne de l’Espoir accompagne les enfants démunis du monde entier dans leur scolarité et leur prise en charge médicale. Via son large réseau, elle mène 200 missions internationales par an dans 25 pays du monde entier.

Un grand frère ou une grande sœur

Dans les pays où la pauvreté, les conflits armés et le sida sont présents, ce sont les enfants qui soufrent le plus. Ils n’ont pas demandé à venir dans ce monde où ils ne voient que l’injustice, l’exploitation, l’analphabétisme et le désespoir qui en découle. Pour les aider, de nombreuses associations ont mis en place un programme de parrainage. Un parrain devient alors le rayon de soleil et une figure de grand frère ou de grande sœur pour le petit être. Parce que parrainer un enfant, c’est lui permettre de vivre sa vie d’enfant ! Association française, Nos petits frères et sœurs soutient l’œuvre internationale Nuestros Pequeños Hermanos (fondée en 1954) dans neuf pays (Mexique, Honduras, Haïti, Guatemala, Salvador, République Dominicaine, Pérou et Bolivie). Cette mission, dont le cœur de l’action est l’accueil des enfants orphelins et abandonnés, est soutenue par plusieurs associations et fondations en Amérique, au Canada et en Europe. Plus de 3 900 enfants sont déjà accueillis dans les foyers. Le soutien à l’enfance en danger passe également par les soins, le suivi scolaire et un cadre bienveillant. En plus de ces infrastructures, Nos petits frères et sœurs vient en aide aux plus démunis, notamment aux enfants dont la famille vit sous le seuil de pauvreté. L’organisme se charge de leur assurer une scolarité et au moins un repas chaud par jour. Pour aider ces enfants et leur apporter une chaleur en plus, car l’amour il n’y en a jamais trop, l’association propose le parrainage des enfants. Celui-ci se présente comme relation privilégiée entre un enfant et un donateur. Le dernier s’engage à aider financièrement en faisant un don mensuel de 30 euros. Et moralement : une correspondance par courrier avec l’enfant (tous les courriers sont traduits par l’association au besoin), petits cadeaux, visites des parrains et marraines au pays où l’enfant réside. Aujourd’hui, plus de 500 adultes sont devenus parrains, mais il reste encore beaucoup d’enfants qui ont besoin de votre amour. L’association Partage intervient dans le monde entier : en Afrique, en Amérique latine, en Asie, dans les Caraïbes, en Europe et au Moyen-Orient. Elle permet aux enfants issus de familles démunies d’aller à l’école, de recevoir les soins nécessaires, sans oublier le soutien communautaire qui permet d’améliorer le niveau socio-économique des familles. Pour moins d’un euro par jour, soit 28 euros par mois (9,52 après réduction fiscale), vous pouvez offrir un avenir meilleur à un enfant et à sa communauté, grâce à France International qui offre aussi des programmes de parrainages d’enfants. France Parrainage propose à son tour une forme de parrainage : le parrainage de proximité. L’idée étant de partager du temps avec un enfant ou un jeune qui vit près de chez vous. Ainsi, vous l’aidez à grandir, en lui apportant un soutien affectif et éducatif, une ouverture sociale et culturelle qu’il ne peut trouver dans son entourage, soit parce qu’il est isolé, soit parce que sa famille traverse des situations difficiles.

Anna Ashkova

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