Plus de 20 000 morts, mais moins d’admissions

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Le virus commence à ralentir sa progression.

Voilà quatorze jours que l’épidémie marque une pause. Que les hôpitaux, dans leur ensemble, parviennent à conserver un volet de lits disponibles, aidés par les évacuations sanitaires. La vitesse de circulation du virus a considérablement diminué.

Il fallait bien au Premier ministre un semblant de succès pour pouvoir saluer, le 19 avril, « un exploit de notre système hospitalier ». Les courbes, effectivement, s’infléchissent pour de bon. Les capacités, a rappelé le « professeur » Édouard Philippe devant ses graphiques, sont passées de 5 000 lits, le chiffre d’avant l’épidémie, à 10 500. Pourquoi, dès lors, la flèche des décès continue-t-elle à pointer vers le haut (au cours des dernières 24 heures, 30 584 patients sont hospitalisés, dont 5 683 en réanimation. On compte 20 265 décès – hôpital et établissements sociaux ou médico-sociaux –, dont 547 ces dernières 24 heures) ? Bien sûr parce que l’inertie des admissions, avec des malades parfois plus de trois semaines en réanimation, n’a pas encore absorbé la minoration des entrées en hôpital.

Avec 10 500 lits, la saturation n’a pas été atteinte. Samedi 18 avril, on dénombrait « seulement » 5 744 lits occupés, avec « seulement » 137 admissions. À ce jour, plus de 36 000 rescapé/es ont regagné leur domicile. On a compté de plus de 80 000 hospitalisations au total.

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