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La jalousie… Un « péché capital » pour presque toutes les cathédrales de moralité. Source de ravage au sein d’une famille. Motif de déliquescence pour les enfances comme les adolescences. Il faut tuer la jalousie dans l’œuf. Quelques conseils pour atténuer la rivalité qui oppose – parfois – frères et sœurs.

 

Les rivalités au sein d’une fratrie sont inévitables. Mais les parents ne mesurent pas toujours les blessures causées par les disputes entre frères et sœurs nées de la jalousie. Grosse erreur, puisque si ce sentiment perdure, les relations entre les enfants risquent de ne pas s’arranger à l’âge adulte. Voici donc cinq pistes bienveillantes pour aider ses enfants à devenir de bons amis pour la vie !

 

1 Laisser exprimer la jalousie

Les enfants souffrent (moralement et parfois physiquement) autant de leur jalousie que de leur impossibilité à la nommer. Et comme il n’existe pas de méthode miracle pour éviter la jalousie, inutile de la nier. L’enfant jaloux n’est pas toujours capable de trouver les mots pour exprimer ses sentiments, il est important de l’aider à les verbaliser. Il se sentira ainsi compris.

 

2 Ne jamais comparer les enfants

Dès la naissance, les comparaisons fusent à la maternité : « Elle est plus grande que sa sœur ». « Il dort mieux ». « Elle est plus gourmande ». « Il est nettement plus beau ! »… Plus tard, c’est à l’enfant que les parents, qui se sont pourtant promis de ne jamais comparer leurs progénitures, lancent : « Mange correctement ! Regarde, ton petit frère est plus propre que toi »… De tels propos ne font qu’envenimer la situation. L’enfant jaloux croit en effet que l’autre est plus aimé que lui, et se met à le détester. Tout compliment adressé à l’autre est ressenti comme un reproche à son égard. Si la jalousie a déjà trouvé place dans le cœur du petit enfant, il est important de discuter avec lui afin de l’aider à évacuer la peur de ne pas être aimé. Il ou elle doit savoir que l’amour des parents n’est pas comme un gâteau qu’il faudrait partager.

 

3 Aider l’enfant jaloux à transformer son regard

Autre point clé, aider l’enfant à vaincre la tristesse qui l’habite lorsque quelqu’un d’autre a (ou est) ce qu’il n’a (ou n’est) pas. Il faut discuter avec lui, elle, le·la consolider son estime de soi, lui expliquer que la jalousie empêche d’être heureux et que la réussite des autres ne le·la prive en rien, même de l’amour de ses parents. À ce propos, il est d’ailleurs préférable de montrer à chacun·e qu’il·elle est aimé·e pour lui·elle-même. Il est en effet inutile d’agir exactement de la même façon avec chaque enfant pour éviter les jalousie, car c’est le contraire qui risque de se produire. En pensant « J’ai comme l’autre », l’enfant jaloux pense « Je suis comme l’autre » et ne se perçoit plus comme unique. Or, chaque être, aussi petit soit-il, est unique. Il vaut mieux donc donner à chacun selon ses besoins que de vouloir chercher l’égalité à tout prix.

 

4 Prendre du temps avec chaque enfant

Même si l’intention est d’application difficile, il est important d’instaurer dans la journée des moments de tête-à-tête avec chaque enfant. Nul besoin de se creuser trop la tête à la recherche d’une activité époustouflante. Ce sera peut-être une simple partie de jeu de société, une virée de shopping, un livre lu le soir avant de se coucher ou même une petite balade jusqu’à la boulangerie… L’important est la disponibilité des parents, et la qualité des échanges. L’enfant jaloux se sentira assuré de l’amour de ses parents et ne verra pas dans son frère ou sa sœur un rival.

 

5 Pousser les enfants à devenir complices

Les relations entre frères et sœurs évoluent sans cesse. Souvent, c’est même au moment où l’on s’y attend le moins que la situation se débloque. Et parfois, il faudra des années à une fratrie pour devenir enfin une équipe soudée. Ce qui est sûr, c’est que le rôle des parents est essentiel dans cette construction de complicité. Pour aider les enfants à la cultiver, pas besoin de recourir aux psychologues, parfois mettre en place certains rituels va aider, comme se faire des compliments, encourager les uns les autres, se dire merci et pardon. Et pour aider les enfants à se percevoir positivement les un·es les autres, créer une soirée en famille par semaine ou par mois pour énoncer à tour de rôle trois choses qui leur plaisaient chez l’autre. Vous serez étonné·e de découvrir que vos enfants s’apprécient malgré toutes leurs bagarres.

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