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Les risques majeurs ont changé. Pour nos enfants, il y a danger. L’ordre du monde est bouleversé. Pandémie, planète en danger, catastrophes naturelles, terrorisme, déconstruction de la démocratie, et maintenant les armes se lèvent en Europe. Nos petites éponges s’imprègnent de nos propres craintes. Alors pour ne pas rejouer La vie est belle de Roberto Benigni où le père cache à son fils la réalité de la guerre, il faut savoir parler à ses enfants… Il va de soi que la « guerre de la covid » et la « guerre du climat » participent de la même prudence d’explication…

À force d’humanité et de sagesse, pas à pas inscrits dans chacun de nos jours si imparfaits mais si libres, la paix s’était installée dans cette partie du monde. Consensus ordinaire, pain blanc quotidien, contrat social. Entre gens et peuples vivants en bonne intelligence, la paix était de bonne guerre. Familière, apprivoisée, lovée dans nos cœurs qu’elle rythmait, invisible, indicible, invincible, pensait-on, vraie. Et nous pensions qu’elle couvrirait de sa protection éternelle les frêles épaules de nos enfants, mais…

La guerre a ressurgi. Le 24 février 2022, au cœur de l’Europe, à quelque deux heures de vol de Paris. Rien n’a vraiment échappé aux écrans radars de nos enfants experts. En communication familiale et médiatique. Ne nous voilons pas la face. Ils « savent », ressentent, y pensent, s’interrogent, s’inquiètent. Ils sont troublés. Ils élaborent en secret la possibilité du mal.

Parler de guerre aux enfants ? Celle que la Russie n’a toujours pas déclarée au prétexte de mission spéciale de « dénazification » de l’Ukraine, qui, pourtant, depuis Maïdan, appelle l’Europe et la paix de ses vœux ? Non, la guerre n’est pas déclarée. Rien n’est déclaré, que le mensonge. Parler, alors, mais de quoi ?

De l’envahissement d’une nation souveraine, envahissement dénoncé, condamné, d’une même voix par tout ce que le monde porte d’États démocrates ? Parler de la voix de Volodymyr Zelenski, héroïque ? Parler du bleu, parler du jaune, parler de notre sidération compassionnelle, parler d’exactions, parler de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, parler de génocide, parler d’horreur, parler de terreur, de tortures et de viols Comment en parler ? Autant chercher, d’abord, avec passion et devoir, à savoir de quoi on parle. Et nommer les choses.

Ioannis K. Panoussis, doyen de la faculté catholique de Lille, commente l’attaque de l’Ukraine par la Russie en relevant « les imperfections du système de droit international quand l’un des belligérants est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU ». Car l’article 2-4 de la Charte des Nations unies interdit le recours à la menace ou à la force entre États.

  1. Guerre en Ukraine : comment leur en parler ?
  2. Que dire aux enfants français : discours de la méthode 3-6-9-12 ans et +
  3. Que dire aux enfants Ukrainiens ?

 

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