Aidez votre enfant à finir son assiette sans le forcer

0
Tous les parents ont déjà été confrontés à cette problématique d’un enfant qui refuse catégoriquement de terminer son plat. Et lorsqu’on l’oblige à manger encore quelques bouchées, c’est le drame, le repas se termine en guerre des tranchées. Comment éviter cette situation et passer un moment agréable à table ?

«Il ne mange rien », « il est difficile », « il déteste les légumes et ne mange que les pâtes »… Voici toutes les petites phrases que les parents ont déjà pu prononcer à propos de leur enfant. Les repas sont souvent source d’inquiétude. Mais faut-il vraiment forcer les petits à finir leur assiette ? Pour répondre à cette question, il faut tout abord comprendre pourquoi votre enfant ne mange pas ou laisse toujours de la nourriture dans son assiette.

« Je ne réprimande pas, j’encourage ! »

Bien manger, ce n’est pas seulement une question d’assiette ! Vérifiez donc si votre enfant est bien installé. Tout abord, assurez-vous que les lieux de repas sont aménagés de manière conviviale et adaptée aux besoins de l’enfant (tables, chaises, ustensiles, etc.). Veillez également à ce que rien ne vienne le distraire (jouets, télévision) quand il est en train de manger. Privilégiez d’ailleurs des activités calmes avant le repas de sorte que l’enfant ne soit pas surexcité à table. Autre point important : proposez le repas toujours à la même heure. Dans l’idéal, celui-ci doit être servi avant l’installation de l’enfant à table et le service entre l’entrée et le plat doit être court pour que l’enfant ait toujours envie de manger. Le climat qui règne à table est aussi très important. Il doit être calme et détendu. C’est un moment d’échange et de plaisir que l’on partage en famille. Essayez donc de manger le plus souvent possible avec vos enfants. Vous devez leur montrer l’exemple et pour cela rien n’est mieux que de manger la même chose qu’eux.

Au moment du repas, inutile de forcer l’enfant à manger tous ses brocolis s’il ne les aime pas du tout. Cela pourrait avoir un impact négatif sur lui. Selon les chercheurs de l’Université de l’Illinois aux États-Unis, utiliser la nourriture comme moyen de pression déformerait en effet son rapport aux aliments et le pousserait à l’obésité. Les experts, qui ont étudié des enfants de 2 à 5 ans dans 118 garderies américaines, ont constaté que ceux qui disposaient d’un self-service à la cantine étaient moins gros que ceux que l’on servait directement à table. Le docteur Brent McBride, l’auteur principal de l’étude, a expliqué par la suite que la première approche apprend aux enfants à évaluer leur faim et mesurer leur satiété. Une sensation que l’enfant doit découvrir par lui-même car il s’agit d’un message très important que notre corps envoie au cerveau. Il nous apprend à nous arrêter de manger lorsque nous n’en avons plus besoin. Et quand nous obligeons l’enfant à finir son assiette, de peur qu’il ne prenne pas assez de poids, on risque d’interrompre cet apprentissage. Il est donc préférable de laisser l’enfant se servir lui-même. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il peut choisir ce qu’il va manger ! Vous l’aurez compris, obliger son enfant à finir son repas ne sert pas à grand-chose. Au lieu de le réprimander et menacer, encouragez-le et félicitez-le quand il termine son assiette. Cela le motivera à recommencer.

Des assiettes créatives

Si malgré tous vos efforts, l’enfant rechigne à manger ses légumes, faites marcher votre imagination. Souvent, c’est l’aspect physique du plat qui répugne les petits. Élaborez donc des plats rigolos qui vont épater votre enfant. Si vous êtes en panne d’inspiration, procurez-vous des livres sur le sujet. Dans son ouvrage, Simplissime – Plats rigolos pour enfant (ed. Hachette), Jean-François Mallet donne de nombreuses idées pour décorer les petits plats. Par exemple, avec de simples rondelles de «Knackis», des morceaux de carotte, d’olives et des haricots verts, vous pourrez créer une belle chenille.

Enfin, cuisinez avec votre enfant ! Selon une étude Nestlé, publiée dans le magazine Appetite en 2014, les enfants qui participent à la préparation de leur propre repas mangent plus de légumes que ceux qui ne sont pas impliqués dans la cuisine. L’étude a également révélé que le fait d’aider à préparer un repas permet à l’enfant d’apprécier davantage son plat. N’oubliez pas, cuisiner en famille ne permet pas uniquement à votre enfant de mieux manger, ça l’aide aussi à découvrir de nouvelles saveurs, créer des recettes et bien sûr passer du temps à vos côtés.

Anna Ashkova

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.