Passager clandestin… à proscrire !

Votre ado souhaite transporter un passager sur son deux-roues ? Outre le risque qu’il prend, sachez que cette pratique est également encadrée par la loi. Le certificat de conformité du véhicule doit mentionner la présence de deux places assises. Le passager est alors exposé aux mêmes risques que le conducteur, mais la pratique pousse au constat selon lequel il est généralement moins bien équipé. Il ne sera donc pas inutile de rappeler à votre enfant que, tout comme le conducteur, le passager doit porter un casque, des gants etc. Enfin, s‘il n’est pas encore lui-même conducteur de deux-roues, le passager devra s’entendre rappeler quelques règles de sécurité avant de prendre la route :

  • s’asseoir le plus près possible du conducteur afin de se tenir à lui et accompagner ses mouvements
  • ne pas poser les pieds par terre à l’arrêt
  • éviter les gestes brusques

Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas…

En France, il est interdit de conduire avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,5g d’alcool par litre de sang ou 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré. Quelle que soit la boisson alcoolisée un verre représente à peu près la même la même quantité d’alcool. Le taux d’alcool maximal est atteint une demi-heure après absorption à jeun, une heure après consommation au cours d’un repas. S’il a dépassé les bornes, votre ado devra attendre avant de conduire. Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne. Ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé : le degré de fatigue, ou de stress, le tabagisme ou simplement les caractéristiques physiques de la personne. Pour des personnes minces, pour les femmes ou les personnes âgées, chaque verre peut représenter un taux d’alcoolémie de 0,30 g ! Enfin sachez que l’alcoolémie baisse en moyenne de 0,10 g à 0,15 g d’alcool par litre de sang en 1 heure. S’il croit aux recettes de grand-mère tel le café salé, rappelez lui qu’il n’existe aucun «truc» pour réduire ce délai…

L’usage de stup’s

Conduire après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est interdite. Et ce, quelle que soit la quantité absorbée. Dans le cadre des contrôles, les forces de police et de gendarmerie pratiquent des dépistages systématiques sur un conducteur impliqué :

  • dans un homicide involontaire ;
  • dans un accident corporel lorsqu’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que la personne impliquée conduisait après avoir fait usage de produits stupéfiants

Ce dépistage peut également être exigé :

  • en cas d’accident matériel de la circulation
  • lorsque le conducteur d’un véhicule est l’auteur présumé d’une infraction au code de la route punie d’une peine de suspension du permis de conduire ou qu’il s’est rendu coupable d’une infraction à la vitesse, au port de la ceinture de sécurité ou du casque
  • et enfin lorsqu’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que le conducteur a fait usage de stupéfiants

Lorsque l’usage est avéré, les peines encourues par le consommateur sont de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende. Ce délit donne lieu à la perte de six points du permis de conduire. Les sanctions sont aggravées lorsque cette infraction est couplée avec l’alcoolémie : les peines sont portées à 3 ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende. Enfin, le tribunal peut aussi décréter une suspension du permis de conduire pour une durée de 3 ans, voire l’annulation du permis de conduire avec interdiction d’en solliciter un nouveau pendant 3 ans au plus.

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