Phobie scolaire : comprendre et diagnostiquer l’école buissonnière

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Qu’est-ce qu’une phobie et pourquoi cette angoisse n’implique pas toujours l’école ? Quels troubles plus profonds risque-t-elle de cacher ?

Souvenez-vous : en 1949, le jeune acteur Bernard Blier campe en noir et blanc l’instituteur de L’École Buissonnière, un film de Jean-Paul Le Chanois. M. Pascal qu’incarne Blier est Célestin Freinet, le pédagogue ancré dans l’observation de la nature, des techniques et des métiers. Sous la férule positive du jeune maître d’école créatif, les petits déserteurs retrouvent le chemin de la communale. Sécher les cours en France, brosser en Belgique, bâcher à la Réunion, faire bleu en Moselle, foxer ou loafer au Canada, courber en Suisse, skipper au Québec, jigger au New Brunswick, manquer l’école volontairement, c’est universel ! Et joyeux…

La phobie scolaire du xxie siècle n’est autre que l’autre nom, plus anxiogène, de l’école buissonnière, elle-même porteuse, sous ses attraits de péché véniel, de quelque tristesse et de quelques peurs inévitablement liées. Faire l’école buissonnière se dit to play truant, en anglais : les petits égarés de l’école de Jules Ferry payaient souvent un lourd tribut en termes d’angoisse et de sanction à leur phobie de l’école. Une volée de coups de trique ! Désormais, heureusement, exclue.

Phobie scolaire, définition princeps

La première apparition de la notion de phobie scolaire, nous la devons à un auteur anglo-américain, Broadwin, en 1932. Mais la définition princeps de la phobie scolaire nous est donnée en France par Julian de Ajuriaguerra*, médecin d’origine basque espagnole, neuropsychiatre et psychanalyste1. La phobie scolaire, pour lui, c’est ce dont souffrent « les enfants qui pour des raisons irrationnelles refusent d’aller à l’école et résistent par des réactions d’anxiété très vives ou de panique quand on les y force ». Voilà la définition la plus claire de ce phénomène : chaque mot compte et fait sens.

La recherche actuelle à propos de la phobie scolaire montre que, depuis 1932, les cliniciens, tout comme les théoriciens, s’interpellent sans qu’un consensus puisse se faire jour. La polysémie des formes, la discontinuité des expressions sur l’axe longitudinal qui va du tout jeune enfant d’âge maternel au presqu’adulte chez l’adolescent montrent la foultitude des processus à l’œuvre, la variété des étiologies, c’est-à-dire des causes. Nous sommes face à un phénomène mutatif et surdéterminé face auquel les écoles perdent leur latin. Pour autant, et même si la prévalence du trouble est officiellement méconnue en l’absence justement de consensus clair et donc de visibilité et de lisibilité objectives des études épidémiologiques stricto sensu, l’incidence de la phobie scolaire semble en très forte augmentation. La phobie scolaire est l’un des motifs les plus fréquents de consultation auprès des centres de consultation pédopsychiatriques, mais également en secteur libéral. On pourra avancer la lourde pesée de l’injonction sociétale : l’accroissement de l’investissement anxieux de la scolarité est surreprésenté dans le corps social comme au cœur de l’institution scolaire elle-même. Les élèves, mais aussi leurs parents et leurs familles en général, se montrent de plus en plus inquiets. L’esprit de compétition est de plus en plus présent, mais donc parfois toxique. En créant des tensions internes, il vient parasiter les apprentissages. L’angoisse de performance est attisée tant à l’école qu’au cœur même de la famille.

La phobie scolaire est une urgence

Selon Marie-Rose Moro, psychiatre, professeur des universités, praticien hospitalier en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris-Descartes et psychanalyste, « on parle de phobie scolaire lorsque l’école est perçue comme un lieu de souffrance et d’angoisse ». Au Japon, 40 % des élèves en souffrent. C’est un état des lieux alarmant que dénonce la célèbre pédopsychiatre sur les ondes de France Info le 27 septembre 2017. La phobie scolaire est une urgence. Mal recensée, elle concerne officiellement 3 à 5 % des collégiens. Souvent rabattue sur le seul critère de l’absentéisme, son comptage réel est impossible tellement le manque de développement des soins pédopsychiatriques est dramatique en France. Marie-Rose Moro qui dirige la Maison de Solenn à l’hôpital Cochin à Paris, évalue à 15 % la part de la phobie scolaire comme motif de consultation sur cet établissement, sachant que le syndrome progresse de manière très forte en Europe.

L’urgence est donc épidémiologique – il faut étudier ce problème de santé dans la population, sa fréquence, sa distribution dans le temps et dans l’espace, les facteurs influant sur la santé et les maladies – avec son corollaire de nécessité thérapeutique : quels moyens sont mis en place pour faire face à cette déferlante annoncée ? Mais l’urgence est aussi liée à la spécificité du développement du trouble. Car la phobie scolaire (en tout cas le symptôme phobie scolaire et le fait social phobie scolaire), si elle n’est pas circonvenue en ses débuts, se chronicise (c’est le projet même de la phobie scolaire que de s’instaurer sur la durée !). Et plus il perdure, plus le symptôme est consistant et résistant. Pour l’exprimer autrement, plus la déscolarisation dure, plus elle sera difficile à résoudre. Il est donc important que la phobie scolaire soit prise en charge très tôt.

Éloge de la phobie

Je tente une description positive et psychodynamique d’un mécanisme pathologique. Tout au long du long, très long couloir que nous empruntons tous et qui va de la peur à l’angoisse, sur cette trajectoire ô combien commune et humaine, il était, il est et il sera toujours un passage secret psychique, quelque peu magique, qui autorise de revenir à la peur de manière rétrograde, comme dans un travelling arrière (mais une peur banale et moins dangereuse pour la psyché que l’angoisse). Ce passage secret, c’est la phobie. « La phobie métamorphose l’angoisse en peur, affect déjà éprouvé, réinvention de la peur, et vient en historiciser l’expérience et recréditer le sujet de son désir de penser [en termes plus directs, la peur traduit un sentiment réel, l’angoisse une projection non liée au réel]. La phobie redonne sens à ce qui menace le sentiment de sécurité… La phobie apparaît ainsi dans toute son utilité comme une procédure qui permet au sujet de traiter l’angoisse en la rationalisant : elle donne à l’angoisse un objet circonscrit dans l’espace et dans le temps », exprime dans son vocabulaire Annie Birraux, psychiatre et psychanalyste.

La phobie, c’est en fait une recette psychique qui, comme le travail de Pénélope qui défaisait la nuit les petits points du jour, détisse l’angoisse pour faire retour sur une peur maîtrisée parce qu’élaborée, projetée, cristallisée sur un objet externe élu et choisi (l’araignée, le noir, la foule, l’école, etc.). La phobie, c’est une alchimie de l’angoisse transmutée en peur banale. Et élective, circonscrite à un seul objet : le confort, en quelque sorte.

La phobie, c’est une alchimie de l’angoisse transmutée en peur banale.

Tentatives de définitions académiques

« À la différence des phobies d’objets externes qui définissent avec précision un espace d’évitement, la phobie scolaire est moins une peur irrationnelle d’un objet inoffensif qu’une peur diffuse d’un espace dont les définitions sont multiples mais dont la caractéristique spécifique est que celui-ci contraint à la vie de groupe et à l’expression de ses aptitudes intellectuelles » [Annie Birraux, Parents dans les situations de phobies scolaires, in Adolescence, 2014/3, T.32, n. 3, p.465, 479].

Le refus scolaire découle souvent d’une angoisse de séparation (quitter le cocon familial), sachant que certains enfants, au sein même de leur domicile, doivent être accompagnés pour aller dans leur chambre située à l’étage, par exemple, témoignant ainsi non seulement de difficultés de séparation, mais aussi d’un degré d’autonomie sans rapport avec leur âge réel.
La phobie scolaire adolescente obéit à d’autres règles de fondation, avec des voies d’expressions diverses : fugues, délinquance, dépression. Les signes spécifiques qui la déterminent diffèrent, l’adolescent en général possède suffisamment d’autonomie pour parvenir à s’extraire de la maison et quitter ses parents. Mais ce qui lui pose un problème insoluble, ce n’est pas de sortir, c’est de rentrer dans le collège ou le lycée ou d’y rester. Accompagné jusqu’au saint des saints, il s’arrangera pour s’échapper, auprès de l’infirmière scolaire, de l’assistance sociale scolaire, de la conseillère d’éducation ou carrément à l’extérieur de l’établissement.

L’absentéisme est donc le premier petit caillou laissé par la phobie scolaire, avec pour corollaire l’isolement (à deux ou trois, ou seul) et la rupture progressive d’avec le groupe classe que le jeune disqualifie : ils sont trop nuls, ils le harcèlent. Ce même mécanisme projectif englobera les adultes enseignants : l’établissement est mauvais, les profs sont nuls ou ridiculisés.

Et si la phobie n’existait pas ?

Par définition, le symptôme n’est pas une pathologie mais un signe, comme une poussée de fièvre, elle peut jouer comme l’indicateur de multiples entités nosographiques [descriptions de maladies]. La phobie scolaire n’existe pas en tant que pathologie. Il faut toujours rechercher, lorsque le symptôme phobique survient, des étiologies (des causes) plus vastes et parfois sans rapport avec l’école et l’évitement du système scolaire. L’absence de pertinence du concept de phobie scolaire en termes nosologiques [c’est-à-dire de maladie] doit être soulignée. Ce sont les affections sous-jacentes qui doivent être prises en compte. En voici quelques-unes, parmi de nombreuses possibles.

Panic attack : dans la constitution d’un trouble panique, le cerveau, soumis à une peur intense, met en mémoire un ensemble de signes prélevés tant dans l’environnement extérieur que dans les représentations associées à la peur au moment où elle survient et dans les ressentis corporels et les traces physiologiques laissés en empreinte dans la psyché. Chacun des signes retenus par le cerveau acquiert la capacité de le placer en otage dès lors que ce signe se représente à la psyché cours des événements de vie.
Autrement dit, le stimulus appartenant au groupe des stimuli initiaux fondateurs du trouble panique peut très bien ne pas avoir de lien avec l’école. Cependant, dès lors que ce signe est à un moment ou à un autre ressenti à l’école, sur le site de l’école, dans le contexte de l’école, il y est alors associé définitivement de manière inconsciente autant que fallacieuse. Et l’enfant, pour éviter d’être confronté de nouveau à la survenue de ce signe, se mettra en retrait par rapport à l’école. Ce qu’il convient alors de traiter, si le diagnostic de trouble panique est posé, ce n’est pas la phobie scolaire, partie émergée d’un iceberg insidieux, le trouble panique, mais le trouble panique dans sa constitution originaire. On aurait tort, on le comprend, de s’égarer sur le seul symptôme de la phobie scolaire.

L’hypothèse du SPT, le stress post-traumatique : à la suite d’une agression, d’un choc ou d’un accident corporel ou psychique le cerveau se place en hypervigilance, comme s’il était en en alerte permanente dans l’anticipation de la survenue du danger : s’il est, de manière directe ou indirecte, relié de quelque manière à la situation scolaire, le stress post-traumatique fait le lit d’un nouveau symptôme, la phobie scolaire, qui émergera et sera interprétée, à tort, comme une entité autonome. Alors qu’elle ne sera que le symptôme opportuniste d’une chronicisation du stress post-traumatique qui l’aura produite de manière silencieuse. La phobie scolaire n’est alors qu’un symptôme secondaire.

La phobie sociale, la peur de l’autre : la phobie sociale est l’expression d’une peur invalidante persistante intense du rapport à l’autre. C’est le jugement de l’autre qui est redouté au cœur de toute situation sociale, peur du regard de l’autre. Cette peur n’est pas accessible au raisonnement, et le sujet ne peut que subir, exprimant son mal-être par une anticipation anxieuse handicapante, des signes physiques tels que le rougissement, les sueurs, l’inhibition de la pensée, la tachycardie, les tremblements et parfois la survenue de crises de panique lors de la confrontation aux situations redoutées. C’est la peur d’être jugé, critiqué, disqualifié au seul regard de l’autre, avec la conviction que ce jugement tombera inexorablement, que le sujet sera de toute façon disqualifié et rejeté dès qu’il apparaîtra dans le corps social. La situation sociale est un risque tel que le sujet en vient à éviter toute sortie en public.
Pour l’enfant d’âge scolaire à l’école, il existe effectivement beaucoup de situations où l’élève est sous le regard de l’autre, sous le regard de ses camarades et des adultes de l’école. Il est vrai que l’école est un lieu d’évaluation et que les jugements tombent parfois comme des couperets, aussi bien dans les cours de récréation que dans la classe. Il « tombe de haut » lorsqu’il s’agit du regard de l’enseignant, il arrive de tout côté lorsqu’il s’agit des regards croisés des camarades. Ce regard risque d’être perçu comme malveillant et il l’est, parfois, réellement.

La séparation-individuation : l’anxiété de séparation est souvent à l’origine de la phobie scolaire. Les troubles de l’attachement qui génèrent cette anxiété sont à rechercher en contexte, ils sont à prendre en charge au plan thérapeutique. Le pic de l’émergence du trouble est à situer entre 7 et 9 ans, ce qui correspond à l’entrée et au début de la période dite de latence. Mais les racines psychodynamiques sont à rechercher dans la petite enfance et interrogent la qualité des liens précoces.

Le trouble oppositionnel : à l’inverse du trouble précédent, l’enfant fait preuve d’une quête dévorante d’individualité, une soif de singularité (et c’est parfois paradoxalement pour mieux défusionner !). Dans sa recherche éperdue d’autonomie affective il met en échec le système éducatif et familial. Il rejette et refuse absolument tout. Il fait absolument tout dysfonctionner, un peu comme un enfant tyran, et sa déscolarisation oppositionnelle se confond parfois avec une phobie scolaire un peu musclée.

La psychose : la phobie scolaire risque de cacher un mode d’entrée dans la psychose et notamment dans la schizophrénie. Si l’on se focalise sur le symptôme seul que constitue la phobie scolaire, on ne pourra déceler la phase prodromique (le signe avant-coureur) de la schizophrénie que l’on négligera alors de prendre en compte en banalisant des signes tels que la démotivation (elle est radicale pourtant), l’apathie (elle est totale et constante) et la déscolarisation (elle est souvent totale aussi).

Les troubles spécifiques méconnus : a priori diagnostiqués par les centres référents des troubles spécifiques des troubles du langage et des apprentissages2, les particularismes de fonctionnement, liés souvent à des singularités neurologiques (minimal brain distorsion) passent souvent longtemps inaperçus. Les centres référents sont répartis sur le territoire français et sont sectorisés. Mais leur offre de soin est souvent insuffisante, si bien que la prévention primaire et la détection de ces troubles revient de fait au terrain : médecin de famille et institution scolaire. La charge se trouve rabattue auprès de médecins infirmières et psychologues scolaires, auprès des médecins et puéricultrices de PMI (Protection maternelle infantile gérée par les départements). Ces types de troubles non détectés risquent, à terme rapide, de se confondre avec la phobie scolaire. L’impossibilité de suivre normalement l’apprentissage par les voies communes pour ces enfants relevant de ce type de troubles est génératrice de démotivation, au mieux. Au pire, elle engage un effondrement cognitif et psychique. Il s’agit des troubles tels que l’hyperactivité, les difficultés de concentration, l’autisme et les traits autistiques ainsi que les troubles de la lignée « dys » (dyslexie, dysgraphie, dyscalculie, dyspraxie).
En l’absence de diagnostics autorisés, l’école ne peut adapter ses méthodes et ses pratiques aux troubles spécifiques dont elle n’a pas forcément connaissance. Les enfants, mais aussi les professeurs des écoles, sont confrontés à l’échec de leurs efforts. Les enfants sont parfois déscolarisés tellement le seuil est grand. En tout cas, le désinvestissement est majeur et compréhensible.

Le harcèlement scolaire : méconnu, fréquent et insidieux, il avance à bas bruit. Il est souvent banalisé alors qu’il existe depuis souvent fort longtemps : le harcèlement à l’école est parfois à la source d’une exclusion de fait par les pairs. L’entourage, qui ignore le harcèlement, le confondra avec une phobie scolaire. L’enfant victime aura trop honte de dévoiler la faiblesse qu’il ressent à être ainsi maltraité et préfèrera n’en rien dire. Il évitera, non pas l’école, mais la situation de harcèlement.
La phobie scolaire est un fait de société en expansion. En termes de psychopathologie, elle est à analyser pour ce qu’elle est, seulement un symptôme. Ce symptôme cache de multiples causes (étiologies) possibles. Le diagnostic causal détermine la perspective de soin de fond, même si, de manière objective, la psychologie du comportement donne des procédés de fonctionnement thérapeutique à proposer aux élèves sur les lieux de scolarisations alternatives substitutives, avec, à terme, un retour en secteur classique et académique. La formation des enseignants à l’accueil des enfants phobiques sera un axe de recherche, sachant que l’école dispose d’un dispositif d’accompagnement par des personnels ressources auprès des enseignants de terrain.

La phobie scolaire côté parents

Les parents ne sont pas responsables de la phobie scolaire de l’enfant. Sauf, bien sûr, en cas de maltraitance avérée ou de carence éducative majeure. Toute guidance auprès des parents d’enfants phobiques doit tenir compte de cette vérité clinique et conduire le thérapeute sur la voie de la réassurance parentale, en toute première attention. Car bien souvent, les parents venus en consultation pour ce motif sont confrontés à une impuissance majeure qui aura détruit leurs ressources psychiques. Ils se trouvent alors plongés dans une grande détresse, ils culpabilisent de ne pas parvenir à guider leur enfant vers cette issue normative tant désirée : le retour à l’école de leur petit égaré. Les parents se trouvent en position d’échec et en panne de solution. Très loin de leur idéal de parents pertinents, ils se sont égarés eux aussi. Parfois, ils sont agacés par la résistance de leur progéniture à la rescolarisation. Cet agacement risque de se muer en agressivité larvée non dite, latente ou manifeste. La conflictualisation consécutive de la situation et de la relation parents-enfant se révèle à chaque fois contreproductive. Elle chronicise un trouble qui ne demande qu’à l’être, par essence. Souvent, les parents sont également confrontés aux processus de réminiscence. Ils revivent par procuration des situations de leur propre enfance, situations dont ils pensaient, à tort, qu’ils ne les revivraient plus. Les fantômes d’un passé scolaire malheureux, fortement refoulés, pourraient alors menacer toute l’organisation familiale. Il est donc nécessaire d’accompagner les parents sur le chemin du retour à l’école de leur enfant phobique scolaire.

Comment gérer dans la réalité la phobie scolaire

La prise en charge de la phobie scolaire doit intervenir le plus tôt possible. Sur le terrain scolaire, les outils disponibles sont constitués par des leviers d’interface entre l’enfant, la famille et les soignants. Par le recours à l’équipe éducative qui réunira tous les partenaires et mettra en œuvre un projet individualisé de scolarisation ou de rescolarisation. Les personnels de l’Éducation nationale tels que les médecins et les psychologues scolaires sont des personnes-ressources aptes à prévoir et contenir le projet avec et autour du jeune. En accord et synergie avec les parents les enseignants et les soignants.

* Formé par Clérambeaut et Janet, analysé par Sacha Nacht et en dynamique avec René Diatkine, Ajuriaguerra a travaillé à Sainte-Anne et à Genève. Il était professeur, titulaire de la chaire de neuropsychologie, au Collège de France. Il fut le précurseur des sciences cognitives.

**Le dispositif des centres de référence a été mis en place à partir de 2001 dans le cadre du plan d’action interministériel en faveur des enfants atteints de troubles spécifiques du langage. Depuis 2004, un centre de référence est présent dans chacune des régions de métropole ainsi qu’à la Réunion.

Une analyse de Catherine Dunezat, psychologue clinicienne

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