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Les Jeux paralympiques de Paris 2024 ont permis de braquer les projecteurs sur les performances sportives des athlètes en situation de handicap. Et il faut s’en féliciter. Mais qu’en est-il des échelons inférieurs ? Les amateurs, dont les enfants évidemment, ont-ils suffisamment accès à la pratique sportive ?

La loi du 11 février 2005 intègre l’accès au sport comme un droit fondamental et un enjeu de plein exercice de la citoyenneté : chaque personne, quelle que soit sa situation de handicap (mental, physique ou sensoriel), doit pouvoir pratiquer l’activité sportive qui réponde à ses envies, qu’elle soit de loisir ou en compétition et réalisée de manière inclusive (avec des sportifs dits « valides ») ou entre pairs. Vingt ans après, le chemin est encore long. En 2023, 1,4 % des clubs sportifs se dit en capacité à accueillir des personnes en situation de handicap, alors que plus de 12 millions de personnes sont en situation de handicap en France, selon les données de l’Insee.

Les initiatives se multiplient

Pour inscrire votre enfant dans un club de sport, essentiel d’abord de partir à la pêche aux informations. L’acteur majeur du secteur ? la Fédération française handisport, qui vise à rendre accessible au plus grand nombre le sport pour les personnes handicapées – plus de 50 disciplines déployées sur le territoire, 30 000 licenciés répartis dans plus de 1 500 clubs affiliés. Parce que le parasport doit perdurer au-delà des Jeux. Dans ce sens, vient de se clôturer le HOP (Handisport Open Paris), rendez-vous incontournable de para-athlétisme, qui a rassemblé début juin pas moins de 420 athlètes venus de 63 nations différentes. Pour faire une recherche de structure sportive (en fonction des critères comme le type de handicap de l’enfant, la discipline plébiscitée, le lieu de résidence, etc.), vous pouvez consulter le site : www.handiguide.sports.gouv.fr/recherche-structure

Du côté de Saint-Thurial (Ille-et- Vilaine), la belle initiative nous vient d’une association : « Pour réussir autrement ». Laquelle organise des séances de sport adaptées aux jeunes handicapés mentaux. C’est dans une salle dédiée du complexe sportif de Brocéliande à Saint-Thurial que se déroule la séance quotidienne d’une heure chaque mercredi après-midi. « On ne trouve pas de structures pour le sport adapté […] Même si mes enfants n’ont pas un handicap qui se voit, ils ont quand même un handicap psychologique […] C’est son activité sportive de la semaine, en plus du badminton qu’il fait dans son IME (Institut médico-éducatif, ndlr). Avec Léo, c’est quand même un peu compliqué, mais les éducateurs savent aussi bien gérer quand il y a une crise qui arrive. Heureusement que ces associations existent », explique le père d’un enfant en situation de handicap à la presse locale. Enfin, une autre association, Les Enfants de la Balle accompagne les clubs sportifs dans l’accueil d’enfants à besoins particuliers ou en situation de handicap. L’association apporte aux clubs une aide méthodologique et humaine, notamment avec l’aidant de vie sportive. Grâce à son engagement, plus de 250 enfants ont pu être inclus dans le sport en milieu ordinaire en 2024.

GEOFFREY WETZEL

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