Education First, EF, a rendu public le 13 novembre son étude annuelle qui classe 63 pays et territoires en fonction du niveau de compétence en anglais des adultes. L’indice EF EPI correspond à un indice de compétence en anglais EF. La France a bien des efforts à faire…

Pour la 4e édition de cette étude, EF a pris en compte la mise à jour de l’analyse des niveaux d’anglais régionaux et l’écart des compétences en langue anglaise entre les sexes et les générations.
« L’intérêt pour EF est de vérifier les tendances mondiales qui se dégagent de ce test » explique Nenad Djokic, directeur France d’EF. Ces données montrent, qu’au-delà de la France qui se trouve à la 29e position, les compétences en anglais des adultes augmentent petit à petit même si cette augmentation est loin d’être uniforme selon les pays et les populations. Sur 63 pays, il est à noter que le Danemark arrive en tête du classement et que l’Irak est le dernier. « Se comparer a toujours été positif pour les institutions, les établissements scolaires et les élèves » pense le directeur d’EF France, « même si cela peut faire peur ! »

Il a été constaté que les femmes parlent mieux anglais que les hommes dans quasiment tous les pays sondés. Cet écart, apprend-on, est « suffisamment important pour avoir des répercussions sur l’emploi ». Autre point en rapport avec l’emploi, ce sont les adultes en milieu de carrière qui maîtrisent le mieux la langue de Shakespeare. Le milieu professionnel peut visiblement aider à améliorer ses compétences. L’Europe est le continent où le niveau d’anglais reste le plus élevé. Il continue de progresser, excepté en France où l’on stagne. Nenad Djokic explique le mauvais niveau de la France par plusieurs raisons : le choix de la politique culturelle française et un manque de budget de la part des autorités. « La France n’arrive pas à décoller contrairement à d’autres pays comme la Pologne, il suffit de comparer les chiffres. »

A l’inverse, dans les pays d’Amérique latine, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, le niveau reste très bas même si une amélioration est à noter dans certains pays. Les pays asiatiques, eux, se trouvent un peu au centre avec un large éventail de niveaux de compétences. Leurs progrès peuvent être pourtant spectaculaires même si la stagnation persiste. L’un des points importants explique qu’il « existe des corrélations solides entre la maîtrise de l’anglais et les revenus, la qualité de vie, l’activité commerciale, l’utilisation d’internet et la durée des études. Ces corrélations sont remarquablement stables au fil du temps. » Une étude qui fait réfléchir quant à son propre niveau d’anglais et à l’enseignement en France.
Nenad Djokic précise que « ce test n’a aucune valeur de diplôme officielle comme le TOEIC ou autre, il n’y a pas d’enjeu donc il n’est pas question de triche ». Mineurs et majeurs peuvent se frotter au test et comparer leurs résultats. « Ce test est comme une photo, il dresse l’état des lieux de l’apprentissage de l’anglais à un moment précis », conclut Nenad.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements sur l’étude rendez-vous sur www.ef.com/epi.

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