Marina Kaye : « Je n’ai jamais eu d’attirance pour la célébrité »

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Âgée seulement de 18 ans, la jeune Marseillaise – de son vrai nom Marina Dalmas – est parvenue à s’inscrire comme l’une des artistes phares de la nouvelle génération. Son premier single « Homeless » (sorti en 2014) a atteint plus de 18 millions de vues. La chanteuse Sia lui a écrit une chanson « Freeze You Out ». Et son tout nouvel album « Fearless » reste dans le top 30 des meilleures ventes et a déjà franchi le cap des 200 000 exemplaires !

Qu’est ce qui t’a poussée vers la musique ?

Rien de très spécial. Je l’ai découverte au fur et à mesure. Puis, je me suis mise à chanter subitement. Mon entourage me disait que j’avais une belle voix et que je devais en faire quelque chose. De là, tout est allé très vite… Je ne m’en suis même pas rendu compte.

Petite, tu te produisais déjà lors des occasions locales près de ta ville d’origine. Cherchais-tu la célébrité comme tous les jeunes de ton âge où avais-tu un autre objectif ?

Pas du tout ! Je n’ai jamais eu d’attirance pour la célébrité. C’est quelque chose que je n’arrive pas à gérer. Au contraire, je me planque un peu et reste dans mon coin. Je chante parce que j’en ai besoin. J’aime la musique. Elle fait partie de moi et j’ai un lien particulier avec elle. Un danseur s’exprime avec son corps, moi avec ma voix.

En 2010, alors que tu n’avais que 13 ans, tu as gagné l’émission « La France à un Incroyable Talent ». Était-ce difficile de gérer ce succès fou tombé soudainement ?

Non pas spécialement car je ne pensais pas me faire remarquer. Je n’essayais pas me mettre en avant, au contraire, j’étais discrète. Je faisais attention avec qui je restais, avec qui je parlais… Mais il est vrai, qu’à cause de ça je n’ai pas pu profiter de cette célébrité. Ce n’était pas fou !

Pourquoi ?

C’était volontaire. J’estimais qu’à 14 ans on ne peut pas avoir une carrière. Alors, je suis restée dans mon coin jusqu’à ce que mon producteur JanFrogg m’appelle. Un an après « La France a un Incroyable Talent », il m’a remarquée sur Internet, mes vidéos lui ont plu. Il a proposé un projet à mon image.

Comment te décrirais-tu ?

Sincère, intègre, musicale, lyrique non pas via ma voix mais le sens de mes paroles…

Tu es plus mature que les jeunes filles de ton âge. Comment l’expliques-tu ?

Je pense que j’ai un tempérament trop posé. Beaucoup de choses m’ont marquée quand j’étais petite et adolescente. Elles m’ont fait entrer dans le monde des adultes. Aujourd’hui, malgré mon âge, je ne vis plus d’instants « enfant ». Ce côté est très rare chez moi, je dois presque le provoquer pour qu’il vienne.

Pourquoi as-tu choisi de chanter exclusivement en anglais ?

J’ai toujours chanté en anglais. J’en ai envie ! Je me sens à l’aise avec cette langue et je ne suis pas gênée d’écrire en anglais. Mes voyages en Angleterre et aux États-Unis, où j’ai enregistré plusieurs de mes titres, m’ont permis d’acquérir un bon niveau d’anglais. On peut dire que pour cette langue j’ai l’oreille. Puis, mon producteur ne parle pas français, j’ai dû m’adapter. Aujourd’hui, je me considère bilingue.

Quel public vises-tu avec tes chansons ?

Aucun en particulier, la musique parle à mon cœur et en général elle touche tout le monde. Les jeunes s’attardent sur le titre « Homeless ». Les personnes plus âgées s’intéressent à l’intégralité de mes albums et vont chercher plus loin. Il n’y a pas vraiment de sens caché dans mes chansons. C’est vrai que, quand je les écoute, le sens est très évident pour moi. Mais j’ai voulu que mes albums soient ouverts pour que les gens puissent s’y retrouver, s’identifier avec leurs propres problèmes personnels et leur vie.

Quels sont tes projets futurs ?

En ce qui concerne le futur proche, cet été, j’ai une vingtaine de festivals. Pour la suite, je ne sais pas encore, j’aimerais faire beaucoup de choses. Continuer de chanter…

Quels conseils peux-tu donner aux ados qui veulent devenir célèbres ? Les précautions à prendre.

Comme dans tous les métiers, il y a des gens qui vous voudront du bien et d’autres du mal. Il faut faire attention. Et surtout, surveiller son ego, qu’il ne grossisse pas. Le plus important est d’essayer de vivre son rêve !

Anna Ashkova

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