Octobre rose  : Gustave Roussy se mobilise contre le cancer du sein

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En France, avec près de 55 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes. En ce mois d’octobre rose, de nombreuses institutions, dont la Fondation Gustave Roussy, sont mobilisées pour lutter contre cette maladie grave.

Dès 1925, comprenant que le cancer est une maladie en plein essor, Gustave Roussy obtient du Conseil général de la Seine les financements nécessaires pour créer un centre anticancéreux. En 1934, ce centre devient l’Institut national du cancer. Dès lors, Gustave Roussy va collaborer avec des intimes de Pierre et Marie Curie autour des radiations ionisantes. Des décennies plus tard, l’espoir de guérir le cancer avant la fin du XXIe siècle est celui de la Fondation Gustave Roussy. Créée en 2005, celle-ci a pour mission de soutenir le financement des recherches menée à Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer d’Europe. Les 300 chercheurs de l’Institut Gustave Roussy luttent au quotidien pour mieux dépister, comprendre et guérir le cancer. Leurs recherches incluent bien évidemment le cancer du sein. Si de plus en plus de femmes en guérissent, il n’en reste pas moins que 20 000 mastectomies sont réalisées chaque année en France.

Du dépistage à la chirurgie avec reconstruction immédiate en passant par les traitements systémiques, la radiothérapie, les interventions en ambulatoire ou encore la chirurgie robotique et l’oncogénétique, Gustave Roussy met en œuvre un arsenal diagnostique et thérapeutique de pointe pour prendre en charge chaque année plus de 10 000 personnes atteintes de cancer du sein.

Parce que #ToutnestpasRose

Malgré le fait que les traitements contre le cancer du sein soient de plus en plus efficaces, celui-ci reste très meurtrier. En 2017, il a ainsi été responsable de 12 000 décès en France. Au cours de sa vie, près d’une femme sur neuf sera concernée par ce cancer. Et si 87 % des patientes sont toujours en vie cinq ans après leur diagnostic, c’est parce que leur cancer a été détecté à un stade précoce ou relativement précoce. Actuellement, il n’existe en effet aucun traitement efficace pour les 5 % de femmes qui sont diagnostiquées d’emblée à un stade métastasique. Plus le diagnostic se fait à un stade avancé, plus le pronostic vital est compromis. C’est pourquoi Gustave Roussy a mis en place divers programmes centrés sur la prévention, le dépistage, et le développement de traitements plus performants. Mais l’un des objectifs du centre est aussi de permettre une prise en charge globale, et ainsi, d’améliorer la qualité de vie des patientes et de réduire l’impact de leur traitement sur leur quotidien.

Parce que les patientes qui se battent contre leur cancer du sein ou celles qui ont survécu à cette épreuve rencontrent très souvent des difficultés psychologiques, physiques et/ou sociales, Gustave Roussy lance cette année un mouvement de mobilisation et de collecte de fonds intitulé #TounestpasRose. Cette opération s’articule autour de quatre axes principaux :

• La prévention : le but est de développer des méthodes de dépistage plus personnalisées, moins contraignantes, plus précoces et adaptées aux risques spécifiques de chacune. L’Unité de prévention personnalisée (UPP) de Gustave Roussy œuvre en ce sens chaque jour.

• Les soins : l’objectif visé est de favoriser des approches chirurgicales plus esthétiques et moins invasives pour préserver la confiance en elles des patientes. Grâce au robot chirurgical Da Vinci Xi, d’ailleurs, les femmes qui subissent une ablation mammaire à Gustave Roussy ont une cicatrice réduite et moins visible.

• La recherche : le but est d’étudier les anomalies épigénétiques responsables des résistances aux traitements. À Gustave Roussy, l’équipe du professeur Fabrice André a notamment pu démontrer que les femmes qui présentent une mutation du gène KMT2C développent une résistance aux hormonothérapies.

• La qualité de vie : le but est de faire des recherches sur les toxicités et les effets secondaires liés aux traitements afin de proposer le protocole de soin le plus adapté à chaque cas. Il faut savoir en effet qu’après avoir guéri d’un cancer du sein, une femme sur quatre souffre d’une fatigue invalidante.

La campagne #ToutnestpasRose se veut également participative. Chaque femme concernée par le cancer du sein est ainsi invitée à témoigner librement sur les réseaux sociaux autour de la maladie en se servant du hashtag #ToutnestpasRose. Résistance au traitement, rechute, manque d’adhésion au traitement à cause d’effets secondaires lourds, séquelles post-opératoires : un cancer du sein génère de grandes souffrances. Libérer la parole autour de cette maladie est nécessaire car cela peut permettre aux femmes touchées d’avancer en étant mieux comprises et entourées !

Des rendez-vous à ne pas manquer

Comme chaque année en octobre, l’Espace de rencontres et d’information (ERI) de Gustave Roussy propose de nombreuses réunions-débats autour du cancer du sein. Ces rendez-vous s’adressent aussi bien aux patientes et qu’à leurs proches. N’hésitez donc pas à vous y rendre quelle que soit votre situation par rapport à la maladie. Au programme :

« La chirurgie du sein et des ganglions », par le Dr Aurélie Roulot Paumelle : Jeudi 17 octobre à 14h30.
« La reconstruction du sein », par le Dr Nicolas Leymarie : Mardi 22 octobre à 14h30
« Cancer du sein métastatique : traitements et perspectives », par le Dr Suzette Delaloge : mercredi
23 octobre à 14h45.

Pour tous renseignements et réservation, vous pouvez appeler le 01 42 11 61 83. L’ERI se trouve au rez-de-chaussée du centre Gustave Roussy, au 114 rue Édouard-Vaillant, à Villejuif. En-dehors des réunions-débats, il est ouvert les lundis, mardi et jeudi de 10h00 à 12h30 et de 14h à 17h30 et les mercredis et vendredi de 10h00 à 12h30.

Et bien sûr, si vous voulez soutenir la recherche et l’action de la fondation, vous pouvez faire un don via le site internet www.gustaveroussy.fr. Des déductions fiscales vous seront accordées !

Anna Ashkova

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