Un salon à la hauteur des besoins, les 23 et 24 novembre

S’ouvre les 23 et 24 novembre le Salon des services à la personne et de l’emploi à domicile, d’autant plus crucial cette année au sortir – on l’espère – d’une crise sanitaire qui a touché les familles autant que l’activité. Aidant·es, grands-parents, enfants handicapés génèrent un besoin que la seule empathie familiale ne suffit plus à combler. À la porte d’à côté, mené par le même organisateur de salon, celui de la silver économie complémente un marché qui explose, les loisirs et les placements des seniors. Le voyage à Paris depuis la France entière se justifie.

Quinze ans déjà que le plan de développement des services à la personne de Jean-Louis Borloo est en place. Son objectif, favoriser le développement du secteur de l’aide à la personne, alors peu structuré en France, dominé par le travail illégal. Pour redynamiser ce secteur en souffrance, Borloo joue cartes sur tables : il met en place les chèques Cesu – Chèques emploi service universel, appellation claquante – qui vont concrétiser en les déclarant les aides à domicile. Opération de régulation fiscale, certes, mais assortie d’un crédit d’impôt avantageux de 50 %. « En clair, lorsque vous payez 50 euros, vous engrangez 25 euros en crédit d’impôt », détaille Alain Bosetti, président du Groupe de communication bien nommé En personne, l’organisateur du salon. Depuis 2005 et le lancement du plan Borloo, ce sont désormais 26 activités qui relèvent du domaine des services à la personne : de la garde d’enfants aux travaux ménagers en passant par l’assistance aux personnes âgées, le secteur s’est largement développé. En témoignent les chiffres : 2005, 5 500 structures agréées d’aide à la personne. 2021, plus de 45 000 dont 35 000 entreprises. « L’objectif initial qui était de structurer et de développer le secteur de l’aide à la personne est amplement rempli », se félicite Alain Bosetti. « Son » salon des services à la personne et de l’emploi à domicile, les 23 et 24 novembre, Porte de Versailles à Paris mais également accessible en ligne (https ://www.salon-services-personne.com/) attire particuliers, dirigeant·es et candidat·es, tout l’écosystème d’un énorme marché. « L’objectif est de permettre à chacun d’en savoir plus sur cet univers. Les particuliers rencontrent des entreprises qui vont les accompagner, faire le plein d’information sur les aménagements fiscaux. Les demandeurs d’emploi ont toute chance de trouver leur métier dans une filière en tension. Quant aux entrepreneurs, ils et elles vont scruter les dernières pépites d’activité du secteur, notamment en franchise. »

Un Cesu immédiatement compensé

Au cœur des discussions cette année, la grande réforme du crédit d’impôt immédiat. « Auparavant, il fallait attendre la déclaration d’impôts pour bénéficier du crédit d’impôts de 50 % sur les activités de service à la personne, détaille notre cicérone. À partir de 2022 le crédit d’impôt sera versé immédiatement sur le compte des employeur·ses. »

Il fallait simplifier le système de crédit d’impôts en évitant aux familles l’avance de trésorerie. Une parade au travail illégal. « Le Cesu contemporain, dont les premières étapes du déploiement interviendront dès début 2022, constituera une avancée concrète de la vie quotidienne pour plusieurs millions de nos concitoyens qui ont recours à des services à la personne », scande Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics.

Reste aux visiteurs peu familiers avec l’aide à domicile à découvrir les bonnes questions à se poser avant de faire appel à un intervenant. « Lorsque l’on décide de recourir à de la garde d’enfants ou de l’aide ménagère, de nombreuses questions se posent : faut-il embaucher en direct une personne ou passer par une agence ? Quelles sont les démarches pour la déclaration ? Comment choisir le bon intervenant, etc. », liste Alain Bosetti.

Première question à se poser, celle de la confiance accordée à l’intervenant. Comment bien s’assurer de la fiabilité d’un·e aide à domicile admis·e au chevet d’un proche vulnérable ? « Passer par une agence constitue un gage de fiabilité sur la qualité d’un·e intervenant·e. Mais si l’on cherche une telle aide directement, le bouche-à-oreille est primordial. »

Des produits nouveaux, des métiers nouveaux

Au salon qui se déroulera le même jour que celui centré sur la silver économie, ces activités et ces placements que des seniors de plus en plus nombreux génèrent en continu, les visiteurs découvriront les nombreuses innovations au service des plus vulnérables. Au hasard de nos trouvailles, Famileo, un magazine papier envoyé régulièrement aux seniors et construit à partir de photos souvenirs envoyées par la famille. Simple et efficace. « L’objectif est de créer du bonheur familial auprès des plus fragiles », pitchent les créateurs du concept. Ou encore Buddy, un robot « émotionnel » développé par la société Blue Frog Robotics, l’objet « scentient » qui génère et conserve le contact avec les personnes vulnérables.
Face à une population de plus en plus vieillissante issue du papy boom, l’aide à la personne et la silver économie ont de beaux jours devant eux. Or, pour soulager le travail des aidant·es, ces proches qui consacrent tout ou partie de leur temps à l’accompagnement d’une personne vulnérable, une nouvelle profession vient de voir le jour, celle de care manager (littéralement, le responsable du soin). Son rôle est d’accompagner les familles en cas de perte d’autonomie d’un proche en proposant les meilleures solutions sur le marché. Une toute nouvelle profession mise à l’honneur lors des salons.

Guillaume Ouattara

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