5 moyens de financer les études de ses enfants

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Le Bac est passé, top départ pour les études supérieures. En moyenne, un cursus coûte 60 000 euros sur cinq ans aux parents. Pas question de se laisser prendre au dépourvu ! Voici cinq manières d’alléger la charge.

Capitaliser sur une assurance-vie

L’assurance-vie permet de constituer un capital sur le long terme grâce à des versements planifiés et anticipés. Une fois l’âge fatidique de l’inscription en études supérieures atteint, la somme ainsi épargnée peut être débloquée. À la clé, un cadre fiscal attractif lorsque la durée du placement dépasse huit ans.

La rente éducation

La rente éducation est un contrat d’assurance visant à pourvoir aux besoins financiers du ou des enfants de l’assuré dans le cadre de leurs études. Ce contrat peut être souscrit par l’un ou les deux parents, dans un cadre privé. Il s’agit de l’une des garanties de prévoyance décès permettant de compenser la perte de revenus d’un foyer en cas de décès d’un conjoint. Cette rente est versée aux enfants désignés dans le contrat et reconnus comme ayant été à la charge de l’assuré décédé. S’il le souhaite, l’assuré peut également assurer les enfants de son conjoint. La rente est versée jusqu’aux 28 ans de l’enfant s’il poursuit des études. Le montant est progressif afin de tenir compte des besoins croissants de l’enfant. S’il arrête ses études avant 28 ans, la rente est maintenue pendant 12 mois.

Achat immobilier avec assurance décès

Acheter un bien immobilier offrant des loyers réguliers est une solution souvent choisie par les parents pour pourvoir sereinement aux besoins financiers de leurs enfants étudiants. En cas de décès, le capital restant dû est couvert par l’assurance et l’enfant récupère un bien intégralement payé. Prenons l’hypothèse où un couple achète un bien à 200 000 euros. Si les parents empruntent 100 000 euros et font un apport de 100 000 euros, ils peuvent placer les 100 000 euros non mobilisés. En cas de décès, l’emprunt sera remboursé par l’assurance. L’enfant aura donc un bien de 200 000 euros ainsi que les 100 000 euros placés.

La donation temporaire d’usufruit

Les parents ayant un patrimoine immobilier conséquent peuvent choisir de donner l’usufruit d’un bien pour une période définie, les cinq années d’études supérieures de leur enfant par exemple. Ce dernier dispose alors d’une rente constituée par les revenus de ce patrimoine. Pour les parents, cette solution a l’avantage de réduire le niveau de revenus et donc l’impôt et de sortir les biens concernés de l’assiette de l’ISF qui est en effet dépendant de l’usufruit.

La donation des grands-parents

Les grands-parents peuvent réaliser en franchise de droit la somme de 1 865 euros à leurs petits-enfants. Ils sont en outre ajoutés au montant de cette donation exonérée à hauteur de 31 865 euros. Avec une donation réalisée très tôt, les parents peuvent placer cette épargne pour la faire fructifier en vue des études de leurs enfants. Si les grands-parents placent eux-mêmes l’argent pour le donner ultérieurement à leurs petits-enfants, la donation risque en revanche de dépasser les plafonds et d’être taxée.

Évaluez votre effort d’épargne

Simulation réalisée en partenariat avec la Carac

Votre fils Adam a aujourd’hui 10 ans. Vous prévoyez l’ouverture d’un contrat d’assurance-vie que vous alimenterez régulièrement en vue d’anticiper le financement de ses futures études. Pour effectuer une simulation, nous sommes partis du principe que Adam viserait un diplôme de Master 2, soit cinq années d’études dans le cas où il ne redoublerait aucune année. Nous avons multiplié le coût moyen d’une année d’études, soit 15 099 euros, par cinq, pour arriver à un montant total de 75 495 euros. Nous sommes partis du principe qu’il bénéficierait d’une aide (équivalent à ce jour à l’aide au logement) de 200 euros par mois, soit 12 000 euros sur une période de cinq ans. Le coût est alors réduit à 63 495. Vous évaluez votre capacité d’épargne à 180 euros par mois. Votre versement initial est de 180 euros. Partant d’un rendement estimé à 3,10 %, vous aborderez les études de votre fils, huit ans plus tard, avec une épargne de 18 823 euros dont 1 818 euros d’intérêts cumulés.

Marie Bernard

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