15 clés pour réussir son orientation

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La spécialité de la formation est plus importante que le niveau de diplôme

Une erreur courante est de se concentrer avant tout sur le diplôme et le nombre d’années d’études nécessaires à son obtention. Il n’en est rien. Un diplôme d’apparence plus faible peut amener plus facilement à l’emploi qu’un autre plus élevé, tout dépend de la spécialité suivie. Ainsi un CAP dans le domaine de la santé assure un taux d’emploi de 97 % alors qu’il n’est que de 72 % pour les détenteurs d’un bac pro secrétariat, réputé pourtant plus difficile.

Il vaut mieux faire un Bac pro qu’un CAP ou un BEP pour une même filière

Dans la quasi-totalité des filières, quand les deux diplômes existent, le taux de chômage est moins élevé pour les titulaires d’un bac pro. À titre indicatif, pour la filière Accueil, Hôtellerie, Tourisme, les taux de chômage sont de 23 % pour les diplômés d’un CAP ou d’un BEP et seulement de 7 % pour les titulaires d’un bac, bac pro ou brevet technologique.

Importance des stages et de l’expérience acquise

Les atouts d’un stage sont multiples. Pour le recruteur, toute expérience est un avantage. Certains en font même une obligation. Ne négligez pas les opportunités qui s’offrent à vous. Un stage, même dans un domaine différent, peut faire la différence entre deux CV. Pour l’étudiant, cette expérience permet d’acquérir de nouvelles connaissances pratiques et, plus généralement, sur la réalité du métier. Approcher un métier de l’intérieur révèle souvent de vraies surprises et permet de vérifier son aptitude et sa volonté à embrasser telle ou telle carrière !

Mieux vaut avoir un diplôme même de niveau peu élevé

Ce n’est un secret pour personne et toutes les études le confirment : pour s’insérer sur le marché du travail, rien ne vaut un diplôme, même de faible valeur. S’appuyer sur ses seules capacités et motivations n’est plus suffisant. Cela ne signifie pas qu’un diplômé est forcément meilleur, mais une attestation sanctionnant des connaissances permet au recruteur de s’appuyer sur du concret.

Importance de finir les études engagées, danger de l’abandon à répétition

Que ce soit avant ou après le bac, il est courant que les élèves ne soient pas certains de leur orientation et soient tentés de changer de filière ou de cursus. Si cela n’arrive qu’une fois et pour des raisons valables, c’est au contraire salutaire. Cependant, si cette exception devient une habitude, changer de formation plusieurs fois sans rien valider peut faire perdre du temps et surtout décourager le plus motivé des élèves ! Une fois une filière ou une formation choisie, il est important de s’y tenir et de la terminer.

Privilégier les formations profession–nalisantes aux filières générales

Si le bac général bénéficie d’une plus grande renommée, il ne mène pas plus facilement à l’emploi, au contraire. Aujourd’hui, il est plus important d’avoir un métier que de pouvoir se targuer d’un bon diplôme seulement. De plus en plus de filières proposent des formations professionnalisantes qui permettent d’allier diplôme et emploi.

Préférer les écoles à la fac pour plus de sérieux

L’un des pièges des études supérieures est la difficulté à suivre sérieusement les cours et à se préparer correctement aux examens quand aucun suivi n’est proposé. Pour les élèves qui connaissent des difficultés de motivation, l’idéal est de se tourner vers des formations à petits effectifs, dans des établissements publics ou privés, et de fuir l’anonymat des grands amphis de fac bondés !

Privilégier des formations dont le métier préparé est parfaitement identifié dès le départ

Rien n’est pire que de s’engager dans une formation professionnalisante qui ne le serait pas vraiment ! Quitte à se spécialiser, autant le faire à 100 % pour que ce qui pourrait apparaître comme une faiblesse devienne une force et amène à l’emploi.

Faire attention aux filières qui ont tendance ou vocation à délocaliser

La délocalisation touche des secteurs de plus en plus nombreux et les offres d’emploi en subissent les conséquences. Avant de se lancer dans les études du métier de ses rêves, il est indispensable d’avoir une vision claire de ses perspectives d’avenir. Une fois le diplôme obtenu, il sera trop tard et tout recommencer à zéro peut s’avérer lourd de conséquences.

Cocktail gagnant : spécialité et niveau de diplôme

La spécialité seule n’assure pas un métier, ni le diplôme en lui-même. L’idéal est de choisir la filière et le brevet qui assurent un fort taux d’emploi. L’un n’a pas de sens sans l’autre, dans la mesure où l’élève va jusqu’au bout de ses études.

Ne pas choisir une filière trop demandée ou populaire

Un métier se targuant d’offrir de nombreux débouchés peut voir ses formations submergées de candidatures et connaître finalement la situation inverse. Il faut donc  prendre les chiffres qui circulent avec beaucoup de recul et se renseigner auprès des professionnels directement afin d’avoir leur avis sur l’avenir de leur branche.

Le boom des formations en alternance en BTS et DUT

Au cours de ces dernières années, l’alternance a fait son apparition en BTS et DUT et rencontre un franc succès. Un bémol cependant : beaucoup d’étudiants ne vont pas assez loin dans leur cursus et s’arrêtent trop tôt pour espérer bénéficier d’un métier qui leur convienne. Si cette option est choisie, il s’avère indispensable de poursuivre
ses études le plus loin possible.

Privilégier les filières menant à des professions réglementées

Par profession réglementée, entendez toute activité non commerciale dont l’exercice n’est pas libre, organisé par une loi et des règlements qui en fixent les modalités et la déontologie. Dans le domaine de l’alternance, les diplômés des filières conduisant à ces métiers s’en sortent mieux que les autres. À privilégier au moment de choisir son orientation.

Ne pas suivre une formation contraint, au risque d’abandonner

De nombreuses filières souffrent d’abandons précoces, en particulier dans les domaines des services à la collectivité : prévention de l’hygiène et de la sécurité. Ce public, souvent contraint et forcé,  souffre d’un manque de motivation et il lui est plus compliqué d’aller jusqu’au bout de ses études.

Regarder le taux de chômage la première année après l’obtention d’un diplôme

Au moment de choisir ses études et d’évaluer la solidité de son projet professionnel, une donnée indispensable doit être prise en compte : le taux de chômage des jeunes diplômés la première année qui suit l’obtention du diplôme. Là encore, les filières ne suivent pas les mêmes chemins et le type de diplôme rentre en ligne de compte.

Article réalisé par Marie Bernard

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