Séjour ludique, professeur particulier ou stage intensif ? En résidence ou en famille ? Aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs ? Chaque départ s’accompagne de son lot de questions. L’occasion pour Parenthèse de vous permettre d’y voir plus clair dans une liste pléthorique de prestations linguistiques.

Brian is in the kitchen ? Isn’t he ? C’est peut-être pour éviter à vos enfants ce type de dialogues stériles que vous songez à les envoyer en séjour linguistique. Là où la pratique de la langue se contextualise du petit déjeuner jusqu’à l’heure du coucher. En cela, la Toussaint, premier break de l’année, demeure un moment stratégique. D’autant plus stratégique dès lors qu’il s’agit de passer le bac ou de préparer un concours. Car on ne saurait trop dire que l’anglais en tant que matière souffrant d’un faible coefficient peut faire la différence au moment de passer les différents tamis d’une admission post-bac ou de grapiller quelques points pour la mention au bac. Tout comme il semble inéluctable pour les futures carrière et formation de vos enfants d’acquérir au plus vite une capacité d’adaptation en milieu multi-culturel et la maîtrise d’une seconde langue telle une seconde peau. Selon le groupe Go&Live, 85 % des séjours linguistiques ont lieu dans les pays anglo-saxons et 65% des parents choisiraient l’Angleterre et l’Ecosse comme premières destinations. 20% des participants partiraient moins de 10 jours selon le groupe. Ces séjours se composeraient à 59% de lycéens.

A chaque enfant, le séjour qui lui convient

Les séjours linguistiques sont l’occasion pour votre enfant de se retrouver en immersion en résidence ou en famille. Les professionnels du secteurs vous le diront : A chaque enfant correspond un type de séjour. En préliminaires, se pose la question de l’autonomie de l’enfant. Si l’ensemble de ces séjours forge les adolescents en termes de responsabilisation et de maîtrise de la langue, force est de reconnaître que selon l’âge, la maturité et l’expérience, chaque enfant n’est pas prêt à aller dans le même type de séjour. Si une grande majorité d’enseignants peut vous déconseiller d’envoyer vos enfants par binôme de peur d’inhiber leur propension à parler anglais dans la famille, on pourrait rétorquer face à cet argument qu’un enfant, seul et manquant un peu de confiance, pourrait mal vivre ce séjour dans ladite famille. Rappelons aussi que chaque enfant ou adolescent se voit remettre dans bon nombre de séjours un questionnaire pour recueillir leurs sentiments sur les commodités dont ils profitent. Et si l’acclimatation ne se réalise pas naturellement, un changement de famille reste toujours possible. Quoi qu’il en soit, le choix doit se réaliser en amont avec la collaboration de l’enfant. Car le confronter sans son consentement à un environnement qui lui est étranger risque de lui porter préjudice une fois ses bagages posés. Les séjours en résidence sont aussi l’occasion pour votre enfant de s’autonomiser par rapport aux horaires de vie : lever, cours, pause, déjeuner, temps libres, activités de l’après midi et du soir. Chaque séjour en résidence possède une organisation ritualisée qui permet bien souvent à l’adolescent de se discipliner. Quoi qu’il en soit, un bon moyen de juger si le séjour est qualitatif revient à se demander si un référent français est présent durant le séjour. Responsable de votre enfant, ce dernier sera aussi chargé d’observer chaque prestation, de la qualité de l’alimentation au bon déroulement des activités, cours et excursion. Un garant de la prestation en somme. Gare donc au séjour qui ne propose pas d’interlocuteur français joignable à tout moment.
La dernière option reste d’envoyer votre enfant directement chez un professeur. Cette formule permet une immersion totale et un rythme de cours à la fois intensifs mais aussi individualisés. Cela permet de répondre au mieux aux demandes spécifiques. Toutefois, si le séjour à l’étranger semble pour vous trop ambitieux, il reste néanmoins des solutions de repli. Des séjours linguistiques existent en France. Même si l’ambiance ne sera pas aussi typique qu’à l’étranger, il n’empêche que cette solution consiste en un moyen terme où l’enfant baigne dans une langue étrangère tout en bénéficiant d’un environnement avec lequel il est familier. Le CEI (Centres d’échanges internationaux) propose dans cette optique des formules allant de 15h à 25 h par semaine chez un professeur anglophone en France. La formule tandem, elle, donne la possibilité de partir avec un ami, un frère ou une sœur du même niveau en langues. D’autres acteurs des séjours linguistiques ont choisi un positionnement sportif. Nacel propose ainsi des formules sport et langues dans des disciplines variées : danse, équitation, basket, foot, etc. FM Sports Etudes propose des formules pour améliorer les chances de votre enfant à obtenir son bac tout en maximisant ses aptitudes dans son sport de prédilection (tennis, football, golf, équitation, basket).

Le multi-culturalisme et la différenciation pédagogique

Votre enfant est incapable de chanter sur « la Truite » de Schubert ? Ou bien parle-t-il l’anglais telle une vache espagnole ? Rassurez-vous, les séjours de la Toussaint incarnent une excellente manière de remettre à niveau vos enfants ou du moins de leur prodiguer certaines armes linguistiques dont ils étaient dépourvus au moment de commencer l’année. Si le séjour est digne d’intérêt, l’entreprise française responsable de la prestation s’enquerra du niveau de langue initial en vous envoyant un document à faire remplir par le professeur de votre enfant au sein de son établissement français. L’immersion en terre étrangère commencera alors la plupart du temps à grands renforts de baked beans et de bacon sur la table du petit déjeuner. Mais dès le premier jour, vos enfants seront confrontés à un test d’entrée pour évaluer leur maîtrise de la langue : prononciation, grammaire, capacité à discuter dans la langue de Shakespeare, etc. A l’issue de ces tests, les participants seront répartis par groupes de niveau. Les enfants seront classés selon le cadre commun de référence pour les langues  du niveau A1 au niveau C2 ; le niveau A1 correspondant aux niveaux CM2-6e et le niveau C2 équivalant aux niveaux licence 3 ou maîtrise.

Chaque groupe n’excédera pas la quinzaine d’élèves ce qui permettra à l’enseignant de différencier sa pédagogie au cas par cas. Selon le type de séjour choisi, les heures de cours pourront osciller entre 21h  pour les séjours langues et activités et 35h pour les stages intensifs. Autre point fort de ces classes d’anglais, leur composition internationale. On aurait tort de penser que nos enfants vont en terre étrangère pour rester entre contingents français. Les classes d’anglais sont aussi l’occasion pour votre progéniture de se retrouver face à d’autres nationalités venant des quatre coins du monde.

En fin de séjour, un test de sortie sera également effectué. Ici pas question d’avoir la moyenne. L’intérêt de la démarche est de montrer la marge de progression de votre enfant, le score de sortie étant dans la grande majorité des cas supérieur à celui d’entrée. Certains séjours proposeront quant à eux des certifications en guise de tests de sortie utiles sur un CV presque vierge pour sortir son épingle du jeu lors de l’admission dans certaines formations dédiées à l’international. Pour les séjours plus qualitatifs, un compte-rendu réalisé par l’enseignant anglais sera transmis à l’établissement français pour assurer un suivi au plus près des compétences de votre enfant. Des acteurs tels que O.I.S.E vont encore plus loin et promettent aux parents des conditions de cours à la fois idéales mais aussi innovantes : Des classes qui n’excèdent pas quatre participants en moyenne, 31h de cours en moyenne contre 25h en général pour la majorité des séjours linguistiques et des cours bâtis de concert entre linguistes, enseignants et spécialistes des sciences cognitives pour des séjours sur mesure sans dates fixées au préalable. Les sceptiques pourront toujours avancer qu’il est difficile pour les enfants de capitaliser sur ce type de séjour une fois de retour dans leurs pénates françaises. Certes l’apprentissage d’une langue peut se comparer à celle d’un instrument de musique. Sans entraînement, on en perd vite les rudiments. Mais il est souvent observable chez nos jeunes de retour de ces séjours linguistiques que beaucoup décident de regarder leur série en version originale sous titrée. D’autres se seront tout simplement réconciliés avec les langues étrangères. Et certains feront le choix plus tard de partir en programme Erasmus parce que ces premiers séjours auront été une réussite.

Quelles destinations privilégier pour la Toussaint ?

+66% de fréquentation pour les séjours à destination des Etats-Unis entre 2008 et 2015. Tels sont les chiffres enregistrés par ESL. Si le pays de l’Oncle Sam recense chaque année des scores à la hausse,  la Grande-Bretagne reste de loin la destination la plus prisée en matière de séjours linguistiques. L’Allemagne dans une moindre mesure, Malte et l’Espagne complètent ainsi le quinté en tête des destinations les plus courues. Cela dit, quelques précautions sont d’usage une fois le pays d’accueil choisi. Deux normes permettent ainsi de se rassurer sur la qualité de la prestation : « NF Service-Organisateurs de séjours et de stages linguistiques » est une marque qui assure la mise en conformité du séjour avec la norme NF EN 14804 qui garantit un contrôle de chaque aspect du séjour par AFNOR Certification. Par ailleurs, le label UNOSEL rassemble en son sein des professionnels autour d’une charte exigeante en matière de normes et de qualités. Enfin, il faut savoir que les séjours en résidence se déroulent toujours dans des lieux relativement isolés. Les séjours plus clinquants à destination de grandes métropoles doivent également être sujets à caution. Car les déplacements sur ce type de séjour sont rendus bien évidemment plus compliqués au cœur de la ville. En d’autres termes, aucune destination ne prévaut en termes d’apprentissage de la langue et de bien-être de votre enfant. Il s’agit avant tout d’un projet mené main dans la main avec votre enfant et l’entreprise organisatrice du séjour.

La Toussaint, le dernier moment pour booster son anglais

L’avis de Ghislaine Couronne, directrice communication et marketing du groupe Go&Live (CLC, Keep School, Sport Elite Jeunes, American Village, NACEL)

« Les séjours linguistiques possèdent différents rythmes. Certains sont hyper intensifs et d’autres sont plus ludiques. Mais les départs à la Toussaint sont le moment de travailler ses lacunes si on a des objectifs de fin d’année. C’est effectivement le dernier moment où les profils type classes préparatoires ou terminales peuvent booster leur anglais avant les échéances du printemps.

CLC a pour baseline le séjour linguistique pour tous. Travailler sur le prix est une vraie priorité pour nous car nous voulons démocratiser ces séjours et les rendre sans cesse plus accessibles pour le plus grand nombre. Les Etats-Unis, Malte, Barcelone et le Royaume-Uni sont nos destinations phares pour ces premières vacances de l’année. Chez Nacel, nous mettons en place pour l’automne une plateforme de e-learning accessible à tout participant dès leur retour pour 10€ supplémentaires. Une manière de capitaliser sur son anglais et de consolider ses acquis même si l’immersion est finie. »

 

« Perdre » une année pour en gagner plusieurs : passer un semestre ou une année à l’étranger

L’avis de Jean-Michel Roques, directeur du développement de JEV Langues

« Nous proposons bien évidemment des séjour linguistiques à la Toussaint comme à chaque vacance. Toutefois, nous nous sommes forgés notre réputation sur l’envoi de jeunes pour des séjours académiques ou scolaires le temps d’une année ou d’un semestre avec une certitude pour les parents, celle d’un bilinguisme intégré pour leurs enfants. Certes les participants doivent couper leur cycle, cette année n’étant pas reconnue par le cycle scolaire français. Mais c’est d’abord l’occasion de partir vers de multiples destinations : Australie, Etats-Unis, Afrique du Sud, Chine, Europe, Mexique…

Outre l’aspect multi-culturel, ce type de séjour est gage d’autonomie, de responsabilisation et de capacité à évoluer dans un milieu inconnu pour l’adolescent qui y participe. L’université de Melbourne a d’ailleurs mené une étude sur les séjours que nous proposons pour aboutir à la conclusion qu’un adolescent gagnait deux à trois ans de maturité. L’intérêt pour les familles est manifeste et croît chaque année avec 40 % à 50% de participants chaque année. Certains établissements perçoivent aussi la plus-value de tels séjours. Nous avons récemment créé des partenariats avec ces derniers pour intégrer un semestre à leur cursus. Signe que le monde éducatif commence à prendre la pleine mesure de ces programmes. D’autant plus que nos séjours ne se destinent pas qu’aux bons élèves, ils s’adressent aussi à ceux qui sont en rupture et qui nécessitent un nouveau départ avec une autre manière d’enseigner et d’apprendre. L’année dernière, 220 adolescents entre 14 et 17 ans sont partis via ce programme. »

Article réalisé par Geoffroy Framery

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