Partir pour mieux revenir

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Partir à l’autre bout du monde un peu avant ses 30 ans. Si ce vœu sonne comme l’une des lignes d’une liste des choses à faire avant de mourir, il peut se concrétiser très rapidement. La preuve avec le témoignage d’Angélique Nivoley, partie un an en Nouvelle-Zélande en 2016 dont six mois au Pair avec Solution au pair & +.

Situation avant de partir

« J’avais fini mes études et j’arrivais au terme d’un CDD. Depuis dix ans, je nourrissais l’idée de partir et vivre à l’étranger. Le moment s’y prêtait. Au départ, je voulais partir au Canada mais les conditions d’obtention d’un visa m’ont découragée. Et finalement j’ai opté pour la Nouvelle-Zélande. Je voulais un pays anglo-saxon. Et pour ce pays, le visa était facile à obtenir surtout quand on a moins de 30 ans. On m’avait beaucoup parlé en bien de ce pays, et je suis fan du Seigneur des Anneaux dont une bonne partie des films est tournée là-bas, ce qui a un peu pesé dans la balance. Je n’avais pas de critère géographique particulier mais l’essentiel de l’offre au pair se concentrait sur la ville d’Oakland. »

Interrogations d’avant départ

« J’avais 27 ans quand j’ai commencé mes démarches et je suis partie à 28 ans. Après pas mal de recherches, j’ai choisi de partir en tant qu’au pair. Je me disais que c’était rassurant d’avoir un cadre pour commencer mon séjour à l’autre bout du monde. Je ne voulais pas passer par Internet, je voulais un cadre plus formel. J’ai donc choisi l’agence Solution au Pair & +. J’avais quelques interrogations avant de partir. Je me demandais notamment si je pouvais devenir au pair à 28 ans. Je me demandais si j’étais capable de bien vivre en famille alors que j’étais indépendante, avec mon appart’ et mon confort personnel en France. Finalement, l’agence s’est voulue très rassurante et m’a convaincue de partir. Et avec le recul, c’est vraiment l’envie de partir et de découvrir qui a prévalu. »

Le choix de la famille

« J’ai rempli un dossier que j’ai fourni à l’agence. Dans ce dernier, outre des formalités administratives classiques telle qu’une lettre de motivation, j’ai du réaliser une vidéo. Ce dossier avec la vidéo a été envoyé à une agence en lien avec Solution au pair & + en Nouvelle Zélande. Cette dernière a la mission de sélectionner des familles. Et en fonction de mes souhaits, je dialoguais avec l’agence néo-zélandaise. J’ai réalisé un premier round d’entretiens avec cinq familles. Mais cela n’a pas été concluant. Les deux premiers entretiens Skype se sont pourtant bien passés mais j’avais du mal à me projeter. Un autre entretien m’a refroidi car ce fut très rapide et la famille n’a pas pris le temps d’un premier contact de qualité. J’ai laissé passer un mois et j’ai de nouveau repris mes recherches. Dans la deuxième vague, je me suis entretenue avec une maman célibataire. Le feeling fut très bon. Elle avait un seul enfant de neuf ans. Question délais, entre le dépôt du dossier et mon arrivée en Nouvelle-Zélande, trois mois se sont écoulés. »

Et l’anglais dans tout ça

« Je suis partie avec un niveau d’anglais plutôt faible : je comprenais assez bien mais je m’exprimais peu ou mal. J’avais terminé mes études depuis six ans. Je n’avais pas eu l’occasion de pratiquer et j’étais plutôt timide au lycée. La participation n’était pas mon fort. J’aurais aimé revenir fluent car malgré des progrès évidents, j’aurais voulu plus progresser », témoigne la presque trentenaire. Malgré tout, cette ouverture à l’international lui a été utile pour retrouver un emploi une fois de retour en France. Angélique est aujourd’hui assistante de gestion chez Kedge Business School, une grosse cylindrée de l’enseignement supérieur en France. « Le fait d’être partie en pays anglophone et d’avoir pratiqué la langue au quotidien m’a permis de décrocher ce contrat qui exigeait un bon niveau en anglais notamment dans les missions liées à la vie scolaire où le poste exigeait des échanges avec des étudiants étrangers et des professeurs anglophones », souligne l’ancienne au pair.

Période de séjour en tant qu’au pair : de mai à décembre 2016

« Mes premières semaines se sont très bien passées. Aucun coup de blues mais j’étais plus âgée que la moyenne. J’étais déjà indépendante. C’est ce que je voulais. Le fait de passer par une agence permet d’avoir des petits plus. On avait un fichier de contacts pour rencontrer d’autres au pairs. Le début du séjour a commencé avec deux jours d’intégration. Nous étions huit au pairs dont deux Françaises. Le gros point positif, c’est d’être au sein d’une famille le temps d’acquérir des repères et de se faire à une nouvelle culture. Cette expérience est vraiment un bon choix pour les personnes qui ne savent pas trop quoi faire mais que l’envie de partir est là. Etre au pair donne un cadre, une structure, un lieu de vie, une famille qu’on peut questionner, qui peut vous soutenir et un endroit où on peut se sentir chez soi. Finalement, je suis restée un an en Nouvelle-Zélande. J’ai fait six mois de woofing après mon expérience d’au pair. »

Geoffroy Framery

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