Recherche médicale : vos dons ont un sens

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Le 7 avril dernier a eu lieu la Journée Mondiale de la Santé, l’occasion pour Parenthèse de vous présenter les avancées de la recherche médicale.

De nombreuses associations et fondations en France font souvent appel à vous pour les aider à financer divers projets qui permettront de faire avancer la science et ainsi soigner de nombreuses maladies, dont certaines sont pour l’heure incurables. Pour vous prouver que votre argent peut sauver et changer des vies, Parenthèse a décidé de vous présenter quelques progrès prometteurs.

Depuis 50 ans, Vaincre la Mucoviscidose finance la recherche contre la mucoviscidose. Environ 6 000 Français sont atteints par cette maladie rare qui touche les cellules tapissant différents organes tels que les voies respiratoires, le tube digestif, les glandes sudorales en altérant leurs sécrétions (mucus, sueur…). Sur son site, Vaincre la Mucoviscidose annonce qu’un agent antimicrobien (ALX-009) est en cours d’évaluation chez les patients adultes atteints de mucoviscidose. Produit par le laboratoire français Alaxia, il est composé de deux molécules connues pour leur action antimicrobienne : l’hypothiocyanite et la lactoferrine. « Chez les patients atteints de mucoviscidose, la protéine CFTR dysfonctionnelle ou absente est à l’origine de la faible présence de ces deux composés naturellement produits par l’organisme. Apporté directement dans les poumons par inhalation, l’ALX-009 aiderait l’organisme à lutter contre certains pathogènes », explique l’association.

Une autre maladie que les Français connaissent peu est la Sclérose latérale amyotrophique (SLA), communément appelée la maladie de Charcot. En France, l’association ARSLA (Association pour la recherche sur SLA et autres maladies du motoneurone) soutient la recherche contre cette maladie. Aujourd’hui, seuls deux médicaments, avec une efficacité modérée, sont disponibles pour ralentir la progression des symptômes chez les patients atteints de SLA. Il s’agit du Riluzole et de l’Edaravone. Face à ce vide thérapeutique, des chercheurs du centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) ont décidé d’agir. Ils ont donc mesuré les effets de molécules sur deux modèles génétiques de la SLA : le ver nématode et le poisson zèbre. « Nous avons criblé une bibliothèque de 3 850 molécules approuvées pour le traitement d’autres maladies et nous avons trouvé une classe de médicaments antipsychotiques qui a pour effet de stabiliser la mobilité des vers et des poissons. Le Pimozide fonctionne particulièrement bien pour prévenir la paralysie chez le poisson modèle de la maladie en maintenant la jonction entre le système nerveux et les muscles », explique Pierre Drapeau, superviseur de l’étude, dans un communiqué de presse du centre de recherche du CHUM. Le Pimozide agirait sur des canaux calciques pour soutenir l’activité de ces jonctions. En 2015, un premier essai préclinique a eu lieu. En six semaines de traitement, le dosage optimal a été trouvé et certaines manifestations de la maladie sont restées stables.

Des avancées prometteuses

De son côté, la Fondation Vaincre Alzheimer (ex-Ligue européenne contre la maladie d’Alzheimer) s’est fixé pour mission de faire avancer la science afin de trouver des traitements contre la maladie d’Alzheimer. Le 30 octobre dernier, la revue scientifique The Lancet Neurology a publié les premiers résultats de l’essai clinique européen LipiDiDiet. Durant cette étude, le Souvenaid, une boisson élaborée par Nutricia (Danone), a été testée quotidiennement pendant deux ans chez 311 personnes atteintes d’Alzheimer au stade très précoce. La prise journalière de cette boisson, contenant des antioxydants, des acides gras essentiels et d’autres molécules ayant un effet positif sur les connexions entre les neurones (les synapses), a permis le ralentissement de l’atrophie de l’hippocampe (région cérébrale essentielle à la mémoire) et du déclin fonctionnel.

Un autre handicap touche 700 000 Français : l’autisme. La Fondation pour la recherche médicale (FRM) finance notamment des travaux de recherche contre cette maladie. À ce jour, les scientifiques s’intéressent à une hormone, l’ocytocine, connue pour déclencher l’accouchement chez les femmes enceintes mais également pour favoriser l’attachement entre deux personnes. Ce projet est mené par Amélie Borie dans l’équipe «Hormone, plasticité et stress» dirigée par Freddy Jeanneteau à l’Institut de génomique fonctionnelle à Montpellier. Selon une récente étude, l’administration de l’ocytocine aux bébés de moins de six mois atteints du syndrome de Prader-Willi améliorerait leurs troubles du comportement social. Cette étude, financée par la FRM, pourrait aider au développement ultérieur d’un traitement contre les troubles du comportement social rencontrés lors de l’autisme.

Anna Ashkova

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