La France est un pays à forte exigence scolaire, avec une culture axée sur la valorisation par les diplômes. La réussite professionnelle passe souvent par la réussite scolaire. Les parents ont recours à un soutien scolaire pour leurs enfants afin qu’ils dépassent les blocages handicapant leur scolarité ou qu’ils apprennent l’excellence. Le but est de leur donner les moyens d’envisager un avenir ambitieux.

À quel moment faire appel à un soutien extérieur

Blocages ou lacunes. Impossibilité d’avancer dans le raisonnement, incompréhension, erreurs grossières, fautes récurrentes : les blocages et les lacunes freinent considérablement l’apprentissage. Le regard neuf porté par un professeur particulier peut permettre de les déceler très rapidement et d’y remédier.
Préparer une épreuve. Selon le rapport du Haut conseil de l’évaluation de l’école sur le travail des élèves pour l’école en dehors de l’école (décembre 2004), « les conditions du travail dans l’école, les effectifs nombreux, l’hétérogénéité éventuelle des groupes-classes (…) font de la classe un espace peu propice (…) à la préparation optimale des épreuves ». Le rapport souligne que « ce que l’école exige ou suppose au moment décisif, elle ne permet qu’en partie de l’acquérir ».
Booster ses notes. Les enseignants conditionnent parfois le passage d’un élève en classe supérieure à une augmentation significative des notes. Lorsque l’élève est dans l’obligation d’améliorer ses résultats, il a besoin d’être soutenu.
Exceller dans un domaine. Le soutien scolaire n’est pas réservé exclusivement aux élèves en difficulté. Il permet aussi à ceux qui recherchent l’excellence d’y parvenir.

Pourquoi ça marche
Un soutien individualisé. Souvent la revendication des adolescents est « les profs ne s’occupent pas de moi ». « Les petits groupes de rattrapage ou les cours particuliers font des miracles, car on s’occupe de chacun individuellement », explique Anny Cordié, psychiatre et auteur de Les cancres n’existent pas (éditions Seuil). En classe, les professeurs doivent avancer dans le programme, satisfaire la demande du plus grand nombre. Rares sont les élèves qui osent poser les questions sur lesquelles ils buttent régulièrement. Le soutien scolaire décomplexe l’enfant en lui permettant de répondre à ses questions. Les enseignants ont la possibilité de personnaliser l’approche des notions et d’expliquer le cours en tenant compte du caractère et du passé scolaire de l’élève.
L’argent implique. Lorsqu’on investit une somme d’argent relativement importante pour des cours de soutien, on est plus enclin à espérer que l’enfant fournisse les efforts nécessaires pour que les résultats soient au rendez-vous. Conscient de cette attente, l’élève est généralement plus attentif et plus appliqué.
Changement de méthode. « Lorsqu’un prof est mauvais dans une matière, on prend un an de retard », se plaint Romain, 16 ans. Que le professeur soit « mauvais » ou que sa méthode ne corresponde pas à l’élève, il peut être salutaire pour un enfant d’approcher des notions difficiles par une méthode différente.
Des professeurs jeunes. Selon la psychiatre Anny Cordié, également auteur de plusieurs ouvrages sur l’adolescence et l’échec scolaire, « il est important pour un adolescent qu’un jeune adulte qui a réussit et qu’il peut prendre comme modèle se mette à sa portée, lui parle, l’écoute. »

Particularités selon les classes

En sixième. « Dans le cas où les parents travaillent, le soutien scolaire est indispensable pour vérifier que les notions sont réellement acquises », estime Stéphanie Brière, responsable pédagogique chez Acadomia. Un soutien est recommandé lorsque l’élève rencontre des difficultés dans une matière, l’idéal étant de ne pas attendre que les difficultés se soient installées.                 En cinquième-quatrième. L’ado-lescent étant à un âge difficile, le recours à une personne extérieure peut s’avérer très utile », remarque Stéphanie Brière. D’autant plus en classe de quatrième, qui constitue une étape. Il peut aussi permettre de combler des lacunes éventuelles acquises depuis l’entrée au collège.
En troisième. Les années à examens, il convient, même pour les élèves les plus brillants, de bénéficier d’un soutien, notamment pour la préparation du brevet. Anne Langlois, coach parentale, affirme qu’en période de révisions, les parents « ont tendance à trop se mettre à la place de leur enfant. Ils paniquent, sans doute parce qu’ils ont la maturité suffisante pour prendre conscience de l’enjeu ». Le rapport du Haut conseil de l’évaluation de l’école le confirme : « Les cours particuliers permettent d’externaliser les tensions ».

Définir le budget

Cours particuliers. Selon le type de prestataire, le coût d’une heure de soutien scolaire varie de 15 à 35 euros de l’heure. Les professeurs en poste se font rémunérer entre 25 et 35 euros l’heure, les étudiants entre 15 et 20 euros.
Frais d’inscription. Les organismes de soutien scolaire demandent des frais d’inscription s’élevant de 65 à 90 euros par an.
Stages. Un élève prêt à consacrer une partie de ses vacances à réviser en petit groupe au sein d’une agence travaillera une ou plusieurs matières à hauteur de deux à quatre heures de cours par jour. Les prix s’élèveront alors de 190 à 250 euros.
Déductions d’impôts. Les sommes dépensées par les parents pour les cours de soutien de leurs enfants peuvent faire l’objet d’un crédit d’impôt, à hauteur de 50 % du prix payé.

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